Le 17/05/05 - Le billet vert reprend du lustre. Un nouveau marché à la bourse de Paris. STmicro renforce sa rationalisation. Bercy pourrait céder une partie de RTE...

Partager


Le billet vert reprend du lustre. La monnaie américaine est remontée à son plus haut niveau depuis sept mois face à l'euro et à la plupart des autres monnaies, note La Tribune. Les craintes de passage à vide de l'économie américaine s'étant révélées non fondées, la croissance redonne de la couleur au dollar, tout comme la conjoncture molle dans les pays de la zone euro, Allemagne et France en tête, ainsi qu'au Japon. Les bonnes statistiques de l'emploi, la baisse du déficit du commerce extérieur et le boom des ventes de détail sortent le dollar de l'ornière dans laquelle il se trouvait, tandis que l'écart croissant de taux à long terme entre les Etats-Unis et la zone euro, rend la monnaie américaine nettement plus attractive. C'est sans doute une bonne nouvelle pour les marchés évoluant en sens inverse du dollar, les matières premières, les métaux et le pétrole qui pourraient voir leurs cours se calmer.

Un nouveau marché à la bourse de Paris. Ce nouveau compartiment dénommé Alternext, ne sera pas réglementé mais régulé et organisé, pour permettre aux PME d'être cotées en simplifiant les conditions d'accès et les obligations, analysent Les Echos et La Tribune. Il s'agira d'assurer une certaine sécurité aux investisseurs grâce à une garantie de cours. La première société à être admis officiellement demain sera le courtier en crédits immobiliers Meilleurtaux. Une douzaine d'autres entreprises devraient suivrent d'ici à la mi-juillet. Par rapport aux sociétés classiques de l'Eurolist, Alternext impose un flottant minimum réduit de moitié, pas de minimum sur le capital réservé au public, ni sur le nombre de titres mis en circulation.

STmicro renforce sa rationalisation. Le fabricant franco-italien de semi-conducteurs a annoncé hier qu'il allait procéder à de nouvelles mesures d'économies, notamment environ 950 suppressions d'emplois supplémentaires qui viennent s'ajouter aux mesures déjà prises, relèvent La Tribune et Les Echos. Au total les réductions cumulées pourraient se traduire par 3.000 suppressions de postes d'ici à la mi-2006, ce qui représentera 6 % des effectifs mondiaux. Ces mesures devraient permettre de réaliser 90 millions de dollars d'économies, et de restaurer des marges mises à mal sur les derniers trimestres, mais elles se traduiront dans un premier temps par des charges comprises entre 100 et 130 millions. STMicroelectronics emploie 49.500 personnes à travers le monde, le groupe à d'ores et déjà annoncé que les activités en Asie, plus de 16.500 personnes, ne seraient pas touchées.

Bercy pourrait céder une partie de RTE. Patrick Devedjian, le ministre délégué à l'Industrie s'est déclaré favorable à la mise sur le marché de 50 % de RTE, le gestionnaire de transport de l'électricité, en cours de filialisation par EDF, rapporte La Tribune. Cette cession pourrait rapporter 2 milliards d'euros. La Caisse des dépôts étudierait la possibilité de prendre au moins 34 % du capital, mais l'électricien national ne souhaiterait en céder que 30 % au total. Le projet a été rendu possible par la loi du 9 août 2004 qui rend obligatoire une séparation entre EDF et le gestionnaire de réseau. Il entrerait dans le cadre du plan de 10 milliards de cession qu'EDF veut réaliser d'ici à 2007. Seule condition, que RTE reste détenu à 100 % par des capitaux publics.

Easyjet perd son pilote. Ray Webster, l'emblématique directeur général de la compagnie "low cost" a annoncé son départ, indique le Figaro. Il tenait les rênes de la compagnie aérienne depuis ses débuts, il y a une dizaine d'années. La compagnie britannique, avec sa concurrente Ryanair, avait lancé le mouvement des compagnies aériennes à bas coûts en Europe, plus de 50 autres compagnies se sont lancées depuis, note Le Financial Times. Partie de rien, elle exploite actuellement une centaine d'avions sur plus de 200 destinations et a transporté 20,5 millions de passagers sur les douze derniers mois. Le directeur général devrait rester membre du conseil d'administration jusqu'au mois de novembre 2006, son successeur pourrait être recruté à l'extérieur du groupe. Cette nouvelle a fait légèrement chuter le titre hier.

La nouvelle charte du contribuable dévoilée. Le ministre du budget doit rendre public aujourd'hui son projet qui vise à normaliser les relations entre l'administration fiscale et les usagers. Pour l'administration c'est la fin de l'anonymat, l'interlocuteur sera clairement identifié, une obligation de réponse, aux appels téléphoniques comme aux courriers, sera instaurée avec des délais précis, les termes incompréhensibles seront bannis. Pour les sociétés, lors de l'intervention, la durée des contrôles sera limitée à trois mois pour les petites entreprises et à neuf pour les moyennes. Pour les contribuables, la bonne foi sera présumée d'emblée, ce sera à l'administration de faire la preuve d'une éventuelle faute. En outre les services sur internet seront étendus. Jean-François Copé, ministre du Budget, s'explique dans un entretien au Parisien.

Didier RAGU

A demain !



Partager

LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS