Le 17/02/05 - Greenspan confiant sur l'économie américaine. Michel Lucas, banquier mutualiste ou raider ? EDF garde la confiance de ses clients. Boeing veut reprendre l'avantage sur le long-courrier..

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Greenspan confiant sur l'économie américaine. Lors de son audience semestrielle devant le Sénat, le président de la Réserve fédérale ne s'est pas inquiété outre-mesure des énormes déficits budgétaires et commerciaux des Etats-Unis. Selon Les Echos, la Fed attend pour cette année, une croissance entre 3,75 et 4 % et estime que la reconstitution de l'épargne des ménages américains et la faible valeur actuelle du billet vert vont aider à résorber les déficits jumeaux. Pour autant, Alan Greenspan prône la discipline budgétaire et invite le gouvernement à restaurer les finances publiques et à avancer sur la réforme des retraites. IL compte aussi poursuivre la hausse des taux, pour se prémunir contre un éventuel retour de l'inflation, note Le Wall Street Journal. Il s'étonne également du faible rendement des marchés obligataires, qui n'ont pas intégré les multiples relèvements des taux directeurs de la Banque centrale.

Michel Lucas, banquier mutualiste ou raider ? Les Echos reviennent dans leur enquête sur l'entrée en force du Crédit mutuel dans le capital des Galeries Lafayette à la fin de l'année. Cette arrivée du banquier-assureur dans le secteur des grands magasins est à mettre à l'actif du très discret mais très influent président du directoire Michel Lucas, qui est également directeur général de la Fédération du crédit Mutuel Centre Est Europe. Le quotidien dresse le portrait de ce sexagénaire efficace et obstiné, présent depuis plus de trente ans dans la maison, en ayant gravis tous les échelons, et dont l'un des grands faits d'arme est d'avoir soufflé à toutes les grandes banques de la place, la reprise du CIC en 1998.

EDF garde la confiance de ses clients. Malgré l'ouverture à la concurrence du marché de l'électricité et du gaz depuis juillet 2004, l'électricien national semble ne pas avoir, pour le moment, perdu beaucoup de clients, entreprises ou collectivités, relève Les Echos. Seuls 77.600 sites de professionnels sur 4,5 millions ont délaissé le tarif administré de l'électricité, qui leur était auparavant imposé. Le constat le plus remarquable, dans le bilan dressé par la Commission de régulations de l'énergie (CRE), est que sur les quelques milliers de sites qui ont fait jouer la concurrence, les trois quarts ont conservé leur ancien fournisseur et ont simplement changé de système tarifaire, mieux centré sur les prix du marché.

Boeing veut reprendre l'avantage sur le long-courrier. Pour revenir sur le devant d'une actualité occupée par son encombrant concurrent européen, l'avionneur de Seattle annonce le lancement de son B777-200, un long-courrier pouvant voler pendant près de 20 heures sans escale, sur plus de 17.000 kilomètres en emportant 300 passagers. Ce sera l'avion de ligne au plus long rayon d'action jamais construit, rapporte Les Echos. Il viendra concurrencer l'A340-500 d'airbus en proposant des économies de coût au siège de 15 %, tout en affichant une consommation de kérosène inférieure de 25 %, avec seulement deux gros moteurs contre quatre pour l'européen. Boeing a augmenté la puissance des réacteurs, la résistance des trains d'atterrissage et la portance des ailes ainsi que la capacité en carburant qui a été portée à plus de vingt tonnes.

Microsoft se lance dans la sécurité. Le leader mondial du logiciel prend enfin au sérieux les critiques sur le manque de sécurité de ses principaux produits, notamment Windows et Explorer, souligne Les Echos. En inaugurant la RSA Security, la grand-messe annuelle américaine sur la sécurité informatique, Bill Gates a annoncé la prochaine incorporation dans son système d'exploitation d'un dispositif pour lutter contre les logiciels espions. Les mises à jours avec ces logiciels de sécurité seront gratuites, ce qui ne manquent pas d'inquiéter les spécialistes de ce marché, tel Symantec, avec l'arrivée d'un rival de cette taille.

Coca-Cola en baisse de forme. Le géant du "Soft-drinks" affiche pourtant un bénéfice de quelque 4,85 milliards de dollars en 2004, en hausse de 12 %, pour un chiffre d'affaires de près de 20 milliards en progression de 4 %. Mais il est talonné par son éternel rival Pepsico, qui lui grignote des parts de marché et qui réussi sa diversification dans d'autres secteurs que celui de la boisson, indiquent La Tribune et le Financial Times. Surtout, pour la première fois de son histoire le groupe d'Atlanta a enregistré une baisse de ses ventes en Amérique du Nord. Coca compte innover cette année en lançant des eaux de différentes saveurs, ainsi que de nouvelles boissons énergétiques. Les efforts publicitaires vont sans doute être renforcés, mais il n'est pas question pour le moment de se lancer dans des opérations de croissance externe.

Les multinationales révisent leurs stratégies. C'est le remue ménage depuis quelques jours au sein des multinationales des biens de consommation. Dans le sillage de la fusion Procter & Gamble et Gillette, Sara Lee et Unilever annoncent des plans de restructurations, des cessions ou des réorganisations. Les multinationales traquent les économies, se recentrent sur leur cœur de métier ou s'engagent dans une course à l'effet de taille, analyse le magazine LSA. Le manque de pistes pour dégager de la croissance, un contexte de consommation défavorable dans plusieurs pays, la concentration dans la distribution, la guerre des prix et la progression du "hard-discount", ainsi que la forte hausse des coûts des matières premières les obligent à réagir sans tarder.

Didier RAGU

A demain !

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