Le 16/07/04 - Difficile équilibre pour le budget 2005. Bruxelles veut taxer France Télécom. Dell change de patron. Nokia ne sort pas des turbulences...

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Difficile équilibre pour le budget 2005. Après la sanctuarisation de la défense, les nouvelles priorités du chef de l'Etat, allégements de cotisations patronales et financement du plan de cohésion sociale, risquent de rendre introuvable le difficile équilibre de la loi de finances pour 2005. Le bras de fer va être rude, remarque Les Echos, entre les ministères dépensiers, grands consommateurs de crédits, confortés par le président, et un ministère de l'Economie qui a toujours comme objectif une croissance zéro des dépenses, hors hausse des prix. Matignon va devoir jouer le juge de paix en envoyant les lettres de cadrage avant la fin du mois.

Bruxelles veut taxer France Télécom. Les services du commissaire à la Concurrence, Mario Monti, viennent de terminer leur enquête sur les aides publiques accordées à l'opérateur national. Les conclusions pourraient lui être défavorables, notamment à propos du régime dérogatoire de taxe professionnelle dont a bénéficié France Télécom entre 1994 et 2002, rapportent La Tribune et Les Echos. La Commission va sans doute demander le remboursement sous forme de soulte, au Trésor français d'une somme comprise entre 600 millions et 1 milliard d'euros. Tout en fermant les yeux sur la ligne de crédit ouverte par le gouvernement, comme avance d'actionnaires avant la recapitalisation de l'opérateur en 2002 et qui avait grandement facilité l'appel au marché.

Dell change de patron. Le président fondateur du géant de la micro-informatique va céder son fauteuil à son dauphin, Kevin Rollins et deviendra président du conseil d'administration. Ce dernier est entré dans l'entreprise en 1996 comme consultant et a en partie développé avec Michael Dell le modèle économique de vente directe sur commande, qui a permis à la société de devenir numéro un mondial des PC. Dans un entretien aux Echos, il confirme son ambition de conquérir 40 % du marché mondial et de grignoter des parts de marchés à son concurrent HP, notamment dans l'informatique professionnelle.

Nokia ne sort pas des turbulences. Le leader mondial de la téléphonie mobile a encore enregistré un recul de ses ventes au deuxième trimestre 2004, -5 % à 6,64 milliards d'euros, indiquent La Tribune et le Wall Street Journal. Le finlandais atteint environ 30 % de part de marché sur le second semestre, il a perdu entre 6 et 8 points sur un an alors que ses principaux concurrents, Siemens, Sony-Ericsson, mais surtout Motorola et Samsung ont gagné entre 0,4 et 1,7 points, dans un marché mondial en hausse de 18 %. Il n'est pas bien placé pour faire face à l'explosion de la demande sur les marchés émergents, où les marges sont sous pression et est en retard dans les pays où se développe la nouvelle norme technologique CDMA. Le finlandais n'a pas su anticipé le succès des téléphones appareils photo, ou des modèles à clapets, remarque le Financial Times. La bourse sanctionne le constructeur de terminaux qui a vu sa capitalisation fondre de près de 50 % en quatre mois.

La France peine à l'export. L'année 2003 a enregistrée un repli brutal des exportations françaises reculant de 2,7 %, confirmant la tendance à la dégradations depuis la mi 2001, relève La Tribune. La pays ne se place plus qu'au cinquième rang mondial en 2003. L'Hexagone est trop positionné sur la zone Euro, 60 % du total, où la croissance est la moins forte, et pas assez aux Etats-Unis, en Chine et dans les pays d'Europe centrale et orientale qui tirent actuellement la reprise. En termes sectoriels la France est faible sur les biens d'équipements, alors qu'elle se distingue dans l'aéronautique le construction navale ou le tourisme, des secteurs qui se relèvent à grand peine de la crise du 11 septembre.

Le gouvernement en lutte contre le piratage audiovisuel. Les ministres de l'Economie, de l'Industrie et de la Culture ont réuni les professionnels de la culture et du disque afin de lancer la charte de lutte contre le piratage. Selon le Figaro les trois axes principaux de ce code de bonne conduite porteront sur l'éducation, la promotion et la répression. Des actions de pédagogie et de sensibilisation seront menées auprès des jeunes et la promotion de l'offre légale en ligne sera développée. Des mesures d'avertissements et de dissuasion seront mises en oeuvre, tandis que la répression contre les professionnels du piratage sera renforcée, avec multiplication des plaintes et des poursuites.

Didier RAGU

Bon week-end, à lundi !

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