Le 15/03/05 - Participation, le gouvernement veut muscler la loi Jacob. Les bénéficiaires du RMI ont augmenté de 9 % en 2004. Concentration dans le ciel européen. IBM se renforce dans les logiciels...

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Participation, le gouvernement veut muscler la loi Jacob. Matignon, qui ne peut par décret donner un coup de pouce aux salaires du privé, souhaite agir sur les leviers de la participation et de l'intéressement. Certaines mesures sont déjà contenues dans le projet de loi Jacob, mais Jean-Pierre Raffarin pourrait y adjoindre un dispositif particulier par amendements. Selon La Tribune, deux pistes seraient à l'étude ; la première serait d'utiliser le résultat comptable des entreprises au lieu du résultat fiscal, comme base de calcul de la participation. La seconde consisterait à permettre aux entreprises de plus de 50 salariés de déroger sous certaines conditions, aux obligations de la participation, pour privilégier plutôt l'intéressement. Celui-ci, n'étant pas obligatoirement bloqué cinq ans, pourrait libérer plus rapidement du pouvoir d'achat. Le Medef devrait réagir ce matin aux propositions du gouvernement, tandis qu'une enquête de l'Insee indique que le salaire moyen, net de prélèvements, aurait baissé de 0,3 % en 2003.

Les bénéficiaires du RMI ont augmenté de 9 % en 2004. En dépit de la croissance, la pauvreté progresse fortement, remarque Les Echos. La hausse de l'année dernière a été presque deux fois supérieure à celle de 2003 (+5,3 %) Le revenu minimum d'insertion compte 1,061 million d'allocataires, ce qui représente 88.000 personnes de plus. Le cap du million avait été franchi en 99, puis un reflux avait été enregistré avec l'amélioration de la conjoncture en 2000 et 2001. Le nombre de RMIstes suit avec retard l'évolution du marché du travail, avec les dernières statistiques qui ont enregistré 10 % de chômeurs en janvier, le nombre de bénéficiaires devrait encore augmenter. Le plan de cohésion social de Jean-Louis Borloo est donc plus attendu que jamais, l'une de ses mesures phares sera la création de "contrats d'avenir», réservés aux bénéficiaires de minima sociaux.

Concentration dans le ciel européen. Les Echos reviennent sur la fusion entre la compagnie allemande Lufthansa et le transporteur helvétique Swiss. La nouvelle entité, avec 58 millions de passagers transportés, va venir concurrencer le tandem Air France-KLM, qui culmine à près de 65 millions, note Le Wall Street Journal, mais aura-t-elle le même succès? La compagnie allemande a trouvé un accord avec les principaux actionnaires de l'ex Swissair, la Confédération helvétique, les cantons, les collectivités locales et les investisseurs institutionnels, comme UBS et Credit Suisse. Ceux-ci, appelés à la rescousse pour le plan de sauvetage de la compagnie il y a deux ans, en détiennent plus de 80 %. Ils accepteraient de céder cette participation pour une somme symbolique à Lufthansa, en contrepartie du maintien de la marque Swiss et de l'activité de l'aéroport de Zurich. La compagnie allemande ne rachèterait en fait que le capital détenu par les minoritaires.

Medef, la bataille pour la succession est ouverte. Les Echos font le point, dans leur enquête, sur les possibles candidats au poste d'Ernest-Antoine Seillère, qui a annoncé sa nomination à la tête de l'Unice le patronat européen en juillet prochain. Les candidats probables sont Yvon Jacob, actuel président du Groupe des fédérations industrielles, Guillaume Sarkozy, président de l'Union des industries textiles, Laurence Parisot, membre du conseil exécutif du Medef et présidente de l'Ifop et Hugues-Arnaud Mayer, président du Medef Auvergne, favori des organisations de province. Mais les noms d'outsiders circulent également, tels Francis Mer, Denis Gautier-Sauvagnac ou Bertrand Collomb. La bataille pourrait se jouer loin des lambris dorés du pouvoir parisien et des querelles de courants, les représentants des Medef territoriaux, souvent dirigeants de PME réclament un " patron qui leur ressemble."

IBM se renforce dans les logiciels. Le géant d'Armonk a mis la main sur Ascential Software spécialiste des logiciels d'intégration de données pour les entreprises, indiquent Les Echos et le Financial Times. Le montant de l'opération atteindrait environ 1,1 milliard de dollars en numéraire, elle représente plus de trois fois et demi le chiffre d'affaires de la cible, qui a réalisé l'année dernière des ventes de 272 millions de dollars, en forte progression. La transaction très élevée a étonné les analystes du secteur. Ceux-ci supposent qu'en plus de l'offre alléchante, Ascential a été poussé dans le giron de Big Blue pour se protéger des appétits croissants de grands éditeurs comme Oracle, Sap ou Microsoft, qui lorgnent vers le marché de l'intégration de données. Le choix d'IBM était logique, les deux firmes étant liées par des accords commerciaux et de nombreux projets communs.

Nestlé Waters épinglé par la justice. Le tribunal de grande instance de Nîmes a donné raison à la CGT et à l'ex Comité d'établissement de l'usine Perrier de Vergèze, rapporte La Tribune. La filialisation de Perrier est suspendue pour cause de défaut d'information du personnel. C'est une tuile pour le numéro un mondial de l'eau, qui se réserve le droit de faire appel. Il estime que cette décision va engendrer un retard pour la mise en oeuvre de la nouvelle organisation du travail et notamment le plan des préretraites. Le propriétaire de la célèbre source rappelle que la situation financière de l'usine du Gard est intenable. Pour autant, La procédure de filialisation a déjà produit des effets et la situation risque de se révéler compliquée. Une nouvelle filiale a été créée, des activités ont été cédées et le comité d'établissement a déjà été remplacé par un comité d'entreprise. De plus le tribunal n'a pas statué sur le transfert des contrats de travail d'une partie des salariés.


Didier RAGU

A demain !

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