Le 12/07/05 - Toute l'info sur : Mitsubishi, Procter & Gamble, Havas ...

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67 pôles de compétitivité retenus. Le gouvernement va dévoiler aujourd'hui lors d'un comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire, la liste des projets retenus parmi 105 propositions. Selon La Tribune et Les Echos, 67 pôles auraient été retenus, dont 15 de stature internationale. Parmi ces derniers, l'aéronautique, les biotechnologies, les vaccins et les logiciels seraient en bonne place. Devant cet afflux de candidatures, le gouvernement va doubler le montant des aides proposées. Au minimum, 1,5 milliard d'euros seront débloqués sur trois ans, afin que la France puisse jouer un rôle de premier plan sur la scène internationale dans les activités à fort potentiel de croissance.

Mitsubishi convoite Westinghouse. Le numéro un nippon des équipements industriels a confirmé hier préparer une offre sur le groupe américain Westinghouse Electric, spécialiste du nucléaire. Le constructeur de réacteurs a été mis en vente au début du mois dernier par sa maison mère, le groupe public British Nuclear Fuels (BNFL), indique le Wall Street Journal. Une quinzaine de groupe aurait déjà manifesté leur intérêt pour cette cession. Mitsubishi Heavy Industries et General Electric seraient les mieux placés, alors qu'Areva, s'il se penchait sur le dossier, déclencherait sans doute les foudres des autorités antitrust, puisqu'il est déjà leader mondial dans ce domaine. Le Japonais, qui utilise depuis toujours la technologie de l'Américain dans ses réacteurs et a conclu de nombreux accords avec lui pour participer à des appels d'offres, trouve ici une opportunité stratégique, relève Les Echos.

Procter & Gamble dans la dernière ligne droite. Les actionnaires respectifs de Procter et de Gillette sont convoqués aujourd'hui pour entériner le projet de fusion des deux géants des biens de consommation, rappellent La Tribune et Les Echos. L'opération qui a été lancée à la fin du mois de janvier représente le montant colossal de 57 milliards de dollars. Si la majorité des actionnaires donne son aval, il restera à obtenir le feu vert de la Commission européenne à la fin de la semaine, puis celle des autorités antitrust américaines. En Europe Procter et Gillette ont déjà soumis d'éventuelles propositions de cessions afin de devancer les critiques d'abus de position dominante, mais les domaines de recouvrement de marchés entre les deux groupes sont assez limités, ce qui n'est pas le cas aux Etats-Unis.

Havas, nouvel organigramme aujourd'hui. Le conseil d'administration devrait avaliser la nomination de nouvelles têtes. Selon La Tribune, un consensus se dégagerait parmi les administrateurs pour miser sur la continuité des principaux dirigeants, mais autour d'un nouveau président. Vincent Bolloré, le nouvel homme fort du groupe de communication serait prêt à prendre la présidence non exécutive d'Havas. La plupart des autres responsables seront issus du sérail, à part un nouveau venu, Philippe Whal, ancien directeur général du groupe Caisse d'Epargne. Au-delà des nominations qui vont intervenir, le nouvel actionnaire majoritaire n'a toujours pas dévoilé la nature de son projet industriel, note les Echos.

Galileo, un formidable potentiel en Europe. Le nouveau programme Galileo qui va développer un système de positionnement par satellite concurrent du GPS américain, pourrait générer entre 500 millions et 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires par an, affirme Olivier Houssin, vice-président exécutif d'Alcatel, dans un entretien à La Tribune. Il assure qu'il existe de grandes synergies entre le projet Galileo et l'industrie des télécoms en Europe. Il permettra la mise en place de système d'aide à l'atterrissage des avions, de gestion de trafic ferroviaire, des flux autoroutiers ou urbains, ainsi que des flottes de camions. Les sociétés de services qui seront développées grâce au programme pourraient receler un fort potentiel d'emplois en Europe.

Buffalo Grill avalé par un fonds. La chaîne de restauration spécialisée dans la viande grillée va être rachetée par le fonds d'investissement américain Colony Capital, rapporte La Tribune. L'opération est estimée à 340 millions d'euros, pour une enseigne qui réalise un peu plus de 267 millions d'euros de chiffre d'affaires, pour un bénéfice net de 4,8 millions en 2004. Christian Picard, fondateur et président du conseil de surveillance, garderait moins de 10 % des parts, ses enfants n'étant pas intéressés par la reprise de l'entreprise familiale, 75 % du capital serait cédé à Colony. Ce dernier est plutôt connu pour ses investissements dans l'immobilier, Foncière Lucia, et dans l'hôtellerie, groupe Lucien Barrière et Accor, où il a investit plus de cinq milliards d'euros depuis 1997.

Didier RAGU

A demain !

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