Le 05/07/05 - Allied Domecq, Pernod-Ricard fait l'unanimité. Finances, la place de Paris se met à l'heure européenne. Le sommet du G8 s'ouvre demain en Ecosse...

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Allied Domecq, Pernod-Ricard fait l'unanimité. Tous vos quotidiens saluent le succès incontestable de l'offre amicale du Français sur le Britannique. Suivant les recommandations du conseil d'administration, la quasi-totalité des actionnaires du groupe de vins et spiritueux a donné son accord pour l'opération de 10,7 milliards d'euros, peaufinée depuis trois mois par Pernod-Ricard. Les principaux actionnaires sont des institutionnels, ils pourront détenir jusqu'à 20 % de la nouvelle entité s'ils conservent leurs titres, puisque l'opération sera réalisée aux quatre cinquièmes en numéraires et pour 20 % environ en papier. Allied Domecq devrait être radié de la cote à Londres le 26 juillet, comme prévu, pour satisfaire aux autorités antitrust, un tiers des marques acquises sera cédé à l'allié américain Fortune brands avant la fin de l'année. Pernod-Ricard va maintenant contrôler 26 % du marché américain, le premier au monde et se rapprocher du numéro un mondial, le Britannique Diageo.

Finances, la place de Paris se met à l'heure européenne. Deux amendements du Sénat proposés dans le cadre de la loi de modernisation de l'économie vont permettre à une nouvelle forme sociale de s'immatriculer en France, rapporte Les Echos. La création de cette nouvelle société européenne de droit français est soutenue par le ministre des Finances. Thierry breton devrait également annoncer aujourd'hui les options de la transposition de la directive européenne sur les offres publiques d'achat. L'ambition est de jouer l'harmonisation européenne, avec une solution équilibrée, sans laisser les entreprises françaises démunies face à un assaillant étranger. La France conservera son régime qui autorise les pactes d'actionnaires, mais devrait adopter le régime de gouvernance harmonisée prévu en période d'OPA. Gérard Mestrallet, patron du groupe Suez, mais également président de Paris Europlace, explique dans un entretien ce qu'il attend du gouvernement pour renforcer l'attractivité de la place de Paris.

Le sommet du G8 s'ouvre demain en Ecosse. La dette de l'Afrique et le problème du financement du développement seront au centre des discussions des sept pays les plus riches et de la Russie réunis pour trois jours à Gleneagle. Le délicat problème du réchauffement climatique sera également évoqué, avec l'idée que les Etats-Unis ont un peu adoucit leur position sur le sujet, remarquent La Tribune et Les Echos. Les Américains refusent encore les contraintes liées au protocole de Kyoto, mais semblent prêts à admettre la réalité du réchauffement entraîné par l'activité humaine. Les ministres des finances des principaux pays se sont mis d'accord pour une annulation totale de la dette de 18 pays africains très endettés, auprès du FMI, de la banque mondiale et de la banque africaine de développement. Les ministres de l'Union se sont également engagés à doubler leur aide au développement. En ce qui concerne l'agriculture, l'Amérique est prête à renoncer à ses subventions, si les Européens font de même.

Shell pourrait participer au rachat de Sibneft. Selon la presse russe, le géant gazier Gazprom serait en phase finale de négociation pour racheter le pétrolier Sibneft, qui a annoncé qi'il allait largement augmenter ses dividendes cette année, l'une des principales entreprise du secteur en Russie, appartenant au financier Roman Abramovitch. Shell pourrait être associé à l'opération qui pourrait atteindre 8 milliards de dollars, relèvent Les Echos et le Financial Times. Gazprom a pour le moment tenté en vain de racheter le numéro un russe Youkos et le groupe public Rosneft, afin de se renforcer dans le pétrole. L'accord avec le pétrolier anglo-néerlandais pourrait comporter les intérêts de Shell dans le champ gazier Sakhaline 2 qui intéresse Gazprom et l'octroi de permis d'exploitation dans les champs sibériens de ce dernier.

Cacharel, Bousquet prend du recul. Le fondateur de la griffe de prêt-à porter et de parfums, qu'il préside depuis prêt d'un demi-siècle va passer la main. Il explique dans un entretien à La Tribune, les changements intervenus aussi bien au niveau de la direction, qu'au niveau de la stratégie. Le groupe a entrepris une restructuration d'ampleur depuis 2000. Il a repositionné la marque, avec un nouveau couple de stylistes et revu son réseau de distribution et sa politique de licences. Jean Bousquet, ex-maire de Nîmes, reste propriétaire à 80 % de son entreprise au côté de Rothschild et restera président du conseil d'administration, même s'il lâche la direction opérationnelle. Il souhaiterait se rapprocher d'un distributeur.

A quoi sert le MEDEF ? La Tribune revient dans son enquête sur le rôle de l'organisation patronale avec ce titre provocateur. A la veille de l'élection de son nouveau patron, qui pourrait être une femme, le quotidien se penche sur l'efficacité de ce lobby des entreprises françaises. Les résultats sont pour le moins mitigés. La stratégie de confrontation adoptée par Ernest-Antoine Seillère depuis son accession à la présidence a fini par susciter l'opposition de bon nombre de chefs d'entreprises. Une petite dizaine d'accords interprofessionnels ont été signés, mais ils sont souvent inapplicables. Le plan d'aide au retour à l'emploi, l'accord sur les retraites complémentaires, celui sur le droit individuel à la formation ont plutôt crispé les syndicats, alors qu'ils étaient censés renouer avec le dialogue social. L'institution parisienne trop idéologique, s'est coupée du terrain, malgré le charisme et les bons mots du baron Seillière.

Didier RAGU

A demain !


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