Le 04/07/05 - Volkswagen veut faire la grande lessive. Allied Domecq, une proie trop facile. Une pépite immobilière au cœur de Paris. Débat sur le seuil de revente à perte...

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Volkswagen veut faire la grande lessive. Pour faire taire les rumeurs sur une affaire de corruption, qui se développe depuis la mi-juin, entraînant le départ du directeur du personnel de la filiale Skoda et la semaine dernière celui du président du comité d'entreprise de la maison mère, le constructeur de Wolfsburg a mandaté le cabinet KPMG. Le commissaire aux comptes va mener un audit indépendant sur le scandale de pots-de-vin sur lequel la justice allemande enquête actuellement, rapporte Les Echos. Alors que chez Volkswagen, le directeur du comité d'entreprise est de fait quasiment codirigeant, Klaus Volkert, qui a démissionné jeudi clame son innocence. Wolfgang Bernhard, le directeur de la marque en difficulté du numéro un européen doit présenter cette semaine les grandes lignes d'un sévère plan d'économies.

Allied Domecq, une proie trop facile. Les autorités de la concurrence américaines ont donné vendredi leur aval à la proposition du français Pernod-Ricard. Les actionnaires du groupe britannique de boissons doivent se prononcer aujourd'hui sur l'opération, et à priori il y a peu de chance qu'ils ne donnent pas également leur feu vert à l'acquisition du français allié avec l'Américain Fortune Brands. C'est la fin d'un conglomérat un peu hétéroclite qui n'aura pas su capitaliser sur ses multiples transformations, remarque Les Echos. Le groupe d'agroalimentaire était né au début des années 1960 par l'alliance de trois brasseurs, acquérant dix ans plus tard J Lyons, possédant en autre, une chaîne de vente de glaces aux Etats-Unis, ainsi que de nombreuses marques de whisky et de spiritueux. Les années 90 verront l'acquisition de Pedro Domecq, grand distributeur d'alcool en Espagne et au Mexique, notamment de marques de Brandy et de Tequila. Cette grande dispersion de marques et d'activités empêchera le groupe britannique de trouver la cohérence et les synergies indispensables.

Une pépite immobilière au cœur de Paris. Les Echos reviennent dans leur enquête sur la fermeture de la Samaritaine le célèbre grand magasin implanté depuis des décennies entre le Pont Neuf, le Louvre et la Rue de Rivoli. Les magasins principaux ont été fermés le 15 juin officiellement pour des raisons de sécurité, notamment les risques en cas d'incendie, dans le bâtiment qui abrite la voûte Art Déco. L'énorme vaisseau commercial pourrait rouvrir ses portes après des travaux de mise aux normes qui dureraient entre quatre et dix ans. Mais d'aucuns estiment que LVMH, le propriétaire des quatre magasins ainsi que de celui de la Belle Jardinière, juste à côté, pourrait trouver une autre utilisation à des surfaces de plus de 136.000 mètres carrés situés dans l'un des quartiers de Paris les plus prisés.

Débat sur le seuil de revente à perte. Semaine cruciale pour la réforme de loi Galland, titre Les Echos. Les députés se saississent cette semaine du projet de réforme relatif à la modernisation des relations commerciales, titre VI de la loi Jacob sur les petites et moyennes entreprises, défendue par son successeur Renaud Dutreil. Ce sera sans doute l'article le plus difficile du dispositif. Il devra modifier le seuil de revente à perte et remettre de l'ordre dans le système opaque de la coopération commerciale et des fameuses marges arrières. Le texte déjà voté par le Sénat en procédure d'urgence et qui introduit un nouveau SRP, semble faire l'unanimité contre lui parmi les professionnels du secteur. Les parlementaires devront trouver une solution acceptable par tous, qui évitera un impact brutal sur les fragiles équilibres entre fournisseurs et distributeurs.

Medef, Laurence Parisot largement favorite. Sauf retournement de dernière minute, la patronne de l'Ifop pourrait bien prendre demain, la tête de l'organisation patronale. C'est elle qui a "le plus d'atouts pour rassembler et animer le Medef" affirma Jean Gandois, qui a présidé l'organisme, alors le CNPF, entre 1994 et 1997, dans un entretien à La Tribune. Il estime que le nouveau patron devra faire preuve d'un esprit d'ouverture vis-à-vis du monde syndical, associatif, voire de celui de l'éducation. L'ancien patron de Pechiney appelle également à un changement de tactique du patronat afin de réconcilier les Français avec l'entreprise. Il reste peu de temps à Laurence Parisot, plutôt soutenue par les fédérations de services, banques assurances, commerces, pour séduire les irréductibles de l'UIMM, peu favorable à sa venue.

BASF, un groupe chimique et fier de l'être. "Notre patrie n'est plus l'Allemagne mais l'Europe", martèle Jürgen Hambrecht, président du numéro un mondial de la chimie, dans une interview à La Tribune. Il estime que la stratégie du groupe fondée sur deux pôles complémentaires, la chimie et l'énergie, est la clé du succès actuel. Le géant souhaite prendre des mesures pour optimiser son outil de production aux Etats-Unis, où il juge la situation insatisfaisante. Il voit dans l'émergence de la Chine un fort pôle de développement et appelle de ses vœux une Europe compétitive, libérée d'une administration un peu trop tatillonne. Le président confirme également qu'il est à l'affût d'acquisitions ciblées dans toutes ses divisions. BASF réalise 37,5 milliards d'euros de chiffres d'affaires avec plus de 81.000 salariés et un résultat net de 1,88 milliard.

Didier RAGU

A demain !

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