Le 04/02/05 - Alcatel déçoit les marchés. Promodès revient sur le devant de la scène. Résultat record pour BNP Paribas. Shell annonce de gros profits, mais manque de réserves...

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Alcatel déçoit les marchés. Le titre de l'équipementier des télécoms a dévissé hier de presque 14 %, la plus forte baisse depuis deux ans, à l'annonce des résultats 2004. Le retour aux bénéfices est pourtant bien là après trois années de pertes, avec 281 millions d'euros, mais les investisseurs sont déçus par le profit net du troisième trimestre - le tiers de celui attendu - et par les perspectives de croissance sur l'année 2005, rapportent La Tribune et Les Echos. Les analystes craignent à court terme l'arbitrage du groupe en faveur de la conquête de part marché, notamment dans les pays émergents, au détriment de la rentabilité. Et le versement d'un dividende est reporté à 2006.

Promodès revient sur le devant de la scène. Comme annoncé hier par la plupart de vos quotidiens, Daniel Bernard, le PDG de Carrefour, a confirmé son départ. Comme prévu, le conseil d'administration du distributeur a entériné hier la nomination de Luc Vandevelde comme président du conseil de surveillance, et de José Luis Duran comme président du directoire, dissociant ainsi les fonctions de président et de directeur général. Daniel Bernard souhaitait quitter la présidence en 2006, mais les actionnaires, notamment espagnols, impatients sur les perspectives du groupe, ont poussé et négocié son départ. Le numéro deux mondial va devoir régler les problèmes de prix, les problèmes d'offre et de périmètre, particulièrement à l'international, ainsi que les opportunités de rapprochement.

Résultat record pour BNP Paribas. L'établissement financier, le premier à présenter ses résultats annuels, affiche un bénéfice historique dans la banque française avec 4,67 milliards d'euros de résultats, en hausse de 24 %. Presque tous les métiers phares ont tiré leur épingle du jeu, gestion d'actifs, banque de détail - dont la part de marché a fortement progressé - mais également assurance, remarque La Tribune. Seule la branche banque de financement et d'investissement présente des résultats contrastés. Baudouin Prot, directeur général de BNP Paribas, détaille dans un entretien aux Echos, les objectifs du projet de développement à trois ans baptisé "vision 2007" Ce programme va privilégier la croissance organique, les acquisitions ciblées, le groupe disposerait d'un trésor de 7 milliards et le maintien de la rentabilité des capitaux.

Shell annonce de gros profits, mais manque de réserves. Le pétrolier britannique a présenté des résultats records pour 2004, plus de 18,5 milliards de dollars, les plus gros profits jamais enregistrés par une entreprise outre-Manche. Mais cette performance a été ternie une nouvelle fois par le problème des réserves, soulignent Les Echos et Le Financial Times. Shell a en effet du de nouveau déclasser 10 % de ses réserves, soit 1,4 milliard de barils. C'est la cinquième fois depuis le début de la polémique sur les évaluations surestimées. En un an le groupe pétrolier aura réduit ses réserves d'un tiers environ, elles auront coûté leurs postes à trois dirigeants. Il compte juste stabiliser la production cette année, mais envisage néanmoins d'augmenter le dividende aux actionnaires, de 7 à 10 milliards de dollars.

Deutsche Bank va encore tailler dans ses effectifs. La banque allemande a présenté son plan de réorganisation qui doit lui permettre de remonter la rentabilité. Elle pourrait supprimer jusqu'à 6400 postes indique le Financial Times, soit près de 10 % de son personnel et va réorganiser ses métiers. Les bureaux à l'international, Londres et New York seront également touchés. Le PDG Josef Ackermann, estime pouvoir ainsi économiser plus d'un milliard d'euros par an et viser une rentabilité de 25 % sur fonds propres. Le plan de restructuration devrait se monter à 1,3 milliard dont 600 millions ont déjà été dépensés en 2004. Pour autant, le groupe va créer environ 1.200 emplois dans les pays émergents, Chine, Inde et Europe de l'Est.

Tesco, le modèle qui fascine et inquiète. La réussite du britannique en fait la référence de la distribution européenne. Au point de lui prêter de grandes ambitions conquérantes, souligne le magazine LSA. Mais c'est moins l'appétit de Tesco que son modèle de marketing qui inquiète le marché de la grande consommation. Le groupe né en 1924 et entré en bourse à la fin des années quarante, a ouvert ses premiers supermarchés en 1956. Le distributeur est présent dans 13 pays hors Grande Bretagne, il réalise un chiffre d'affaires de près de 48,5 milliards d'euros, en progression de 18 % en 2004. Tesco enregistre un résultat net de 3,6 % et tutoie la barre des 30 % de part de marché au Royaume Uni.

Didier RAGU

Bon week-end, à lundi !

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