Le 03/05/05 - Salomon change à nouveau de propriétaire. Bonne tenue du marché auto. Perrier parvient à un accord sur la restructuration. Campagne d'Italie, EDF envisage la retraite...

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Salomon change à nouveau de propriétaire. C'est l'effervescence sur le marché des équipements sportifs, particulièrement dans le domaine des skis, rapportent Les Echos et La Tribune. Après Rossignol, repris il y a peu par l'Américain Quiksilver, l'Allemand Adidas a annoncé la revente de Salomon, acquis il y a 8 ans. L'acheteur est le Finlandais Amer Sports, qui possède déjà la marque Atomic et espère réaliser des synergies avec cette opération à 450 millions d'euros. Le fabricant d'Annecy a enregistré un chiffre d'affaires de 653 millions d'euros en 2004, avec 2.770 salariés, pour une marge d'exploitation de seulement 9 millions en repli de 74 % par rapport à l'année précédente. Peu satisfait de sa filiale, le groupe allemand, numéro deux mondial du marché des articles de sport, veut se recentrer sur les chaussures, le textile et le golf en pleine expansion, note le Financial Times. La consolidation ne semble pas terminée dans le secteur des articles de sport, Lafuma pourrait annoncer aujourd'hui le rachat d'Oxbow, la cotation des titres des deux sociétés a été suspendue hier.

Bonne tenue du marché auto. Les immatriculations ont bondi le mois dernier de 12,2 %, un résultat un peu étonnant vu la conjoncture morose en Europe, remarque Les Echos. Malgré des prévisions plus modérées de la part du Comité des constructeurs français (CCFA), les ventes de voitures neuves ont dépassé 194.000 unités en avril. En cumul depuis le début de l'année, la progression est de 7,2 %, à nombre de jours ouvrables égal par rapport au début 2004. Le marché français a été fortement soutenu par des promotions et des ristournes, qui ont tenté les particuliers, les commandes des loueurs, traditionnelles à cette saison ont fait le reste. Les constructeurs étrangers ont légèrement progressé, mais les fabricants nationaux résistent bien avec des parts de marché de 58 % environ. Le constructeur britannique en faillite MG Rover a vendu ses 337 dernières voitures dans l'hexagone le mois dernier.

Perrier parvient à un accord sur la restructuration. Le bras de fer entre les syndicats, CGT en tête et la direction de Nestlé Waters semble avoir trouvé une issue, indiquent Les Echos et La Tribune. Après plus d'un an de désaccord sur la réorganisation du travail sur le site de Vergèze dans le Gard, le syndicat majoritaire de Perrier a signé l'accord sur les départs en préretraites. Déjà mis en place dans d'autres filiales du groupe helvétique, le plan vise à améliorer la rentabilité et la productivité de l'usine, qui avec 600.000 bouteilles par salariés et par an est une des plus faibles du groupe. Il prévoit le départ anticipé de 356 personnes sur un effectif de 1.975 salariés. Une cession pure et simple ou une délocalisation de la marque, longuement évoqués pendant le conflit, sont désormais exclues par la direction, mais celle-ci n'a pas dévoilé plus avant ses projets. Perrier a enregistré en 2004 des pertes de 7,4 millions d'euros.

Campagne d'Italie, EDF envisage la retraite. Que ce soit dans la banque ou dans l'énergie, le marché italien est décidément bien difficile à déverrouiller. Pour La Tribune et Les Echos, devant l'enlisement du dossier Edison et avec la proximité de son entrée en bourse, l'électricien français serait prêt à jeter l'éponge en Italie. EDF a assuré hier que son désengagement du capital de l'électricien transalpin était devenu une priorité. Il possède toujours 2,4 % d'Edison en direct, et entre 10 et 12 % par l'intermédiaire du holding Italenergia Bis, qui contrôle ce dernier à 60 %. Mais malgré de longues tractations, le décret bloquant ses droits de vote à 2 % n'a toujours pas été levé et une hypothétique OPA sur la totalité du capital lui coûterait trop cher, jusqu'à 13 milliards d'euros, sans avoir le contrôle effectif de l'entreprise, une solution jugée inacceptable. Sauf coup de théâtre de dernière minute, ce sera un revers pour le groupe français qui a recentré sa nouvelle stratégie sur les marchés européens.

Le gouvernement souhaite renforcer le soutien aux chômeurs. Le ministre de la Cohésion sociale reçoit aujourd'hui le patronat et les syndicats signataires de l'accord sur les conventions de reclassement personnalisé. Cette nouvelle batterie de mesures est destinée à faciliter le retour à l'emploi des salariés touchés par des licenciements économiques dans les entreprises de moins de 1.000 personnes. Pour le ministre Jean-Louis Borloo, qui s'explique dans un entretien aux Echos, il s'agit d'impulser un changement de logique. Il souhaite passer d'un système "d'allocataires" à une "prise en charge globale des mutations professionnelles." Il confirme l'expérimentation dès le mois de septembre, des contrats de transition professionnelle proposés par Yazid Sabeg et se défend sur le durcissement du contrôle des demandeurs d'emplois par l'Unedic, en assurant, même s'il est probable que le pouvoir de sanction des Assedics sera renforcé, qu'il "n'est pas question de mettre un gendarme derrière chaque chômeur."

Peut-être un déblocage dans le projet Iter. Les prochaines semaines devraient amener de bonnes nouvelles pour la France et le site de Cadarache, relève Les Echos. Le japon serait prêt à reconsidérer sa position et à accepter l'implantation du nouveau réacteur nucléaire expérimental sur le site français. Le projet Iter oppose depuis des mois l'Union européenne et le Japon. Ce dernier, soutenu par les Américains et les Coréens plaidaient pour sa construction dans le Nord de l'archipel, à Rokkasho-Mura, tandis que les Européens, soutenus par les Russes et les Chinois avançaient l'emplacement de Cadarache, dans les Bouches du Rhône. Le projet de fusion nucléaire Iter est un enjeu important pour la région PACA, il représente un investissement estimé à 10 milliards d'euros sur 30 ans, dont près de 4,6 milliards pour la seule construction du réacteur. Les coûts d'exploitation sont estimés à 5,3 milliards et les retombées économiques sur la région à 3 milliards.

Télécoms, Verizon remporte la bataille pour MCI. L'opérateur télécoms américain à relevé son offre de 13 %, sur son compatriote MCI, après la surenchère de Qwest. Il propose maintenant près de 8 milliards et demi de dollars pour racheter l'opérateur longue distance et semble avoir emporté l'aval du conseil d'administration, malgré la proposition supérieure de Qwest qui se montait à 9,74 milliards. C'est l'endettement de ce dernier remarquent le Wall Street Journal et le Financial Times, qui a fait pencher la balance en sa défaveur. Après plus de trois mois de lutte acharnée, Qwest a donc jeté l'éponge, laissant le champ libre à son concurrent, la plus grande compagnie régionale américaine, basée à New York, qui devra néanmoins débourser une somme supérieure de 20 % à sa première offre du mois de février. Verizon va désormais être présent sur tous les secteurs, téléphone local, réseau mobiles et réseaux haut débit pour internet.


Didier RAGU

A demain !

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