Quotidien des Usines

Le 01/04/05 - Le chômage pèse sur le moral des ménages et du gouvernement. PSA et Fiat relancent leur coopération dans les utilitaires. Enel veut sa part du gâteau français...

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Le chômage pèse sur le moral des ménages et du gouvernement. Alors que la polémique enfle au gouvernement sur les propos maladroits de Jean-Louis Borloo, qui a reconnu ne plus croire à une baisse de 10 % du chômage en 2005, les chiffres de février sont tombés. 13.000 demandeurs d'emplois supplémentaires ont été enregistrés sur ce seul mois, rapportent tous vos quotidiens. Le nombre de chômeurs se rapproche des 2,5 millions avec un taux de 10,1 %. Avec le pessimisme ambiant sur le pouvoir d'achat, l'indicateur de confiance des ménages a chuté. Matignon a convoqué en urgence les ministres chargés de l'emploi et propose un séminaire gouvernemental sur le sujet le 7 avril. Dans la zone euro, l'indice de confiance des consommateurs et des industriels s'est également tassé sous l'effet d'une croissance économique qui patine.

PSA et Fiat relancent leur coopération dans les utilitaires. Le groupe automobile français poursuit sa coopération avec le constructeur transalpin, notent Les Echos et le Figaro. Ils produiront en commun une petite fourgonnette d'entrée de gamme, pour remplacer la C15 vieillissante. Afin de réduire les coûts, la production sera lancée fin 2007 avec Tofas, l'allié turque de Fiat, celui-ci prenant en charge le développement industriel et l'industrialisation dans son usine de Bursa. Les investissements seront remboursés par Fiat et PSA en fonction de la production réalisée. Celle-ci devrait atteindre 135.000 unités annuelles, dont les deux tiers seraient réservés à Peugeot et Citroën et le dernier tiers à Fiat. PSA est le numéro un européen des véhicules utilitaires légers avec 19 % d'un marché estimé à près de 2 millions de véhicules, soit environ 356.000 immatriculations.

Nouveau modèle économique pour les agences de voyages. C'est un bouleversement qui s'opère aujourd'hui dans le monde des voyagistes, relève Les Echos, avec l'avènement de la commission  zéro. A partir du premier avril, la plupart des compagnies aériennes, le transporteur national en tête, vont supprimer les commissions que celles-ci reversaient sur la vente des titres de transport. A l'instar de ce qui se fait dans d'autres pays européens, les agences de voyages vont devoir adopter le principe des frais de dossier perçus auprès des clients. Certaines petites agences qui ne font pas de gros chiffres d'affaire dans les forfaits ou n'ont pas un porte-feuille de sociétés suffisant, pourraient être contraintes de fermer. Les prix risquent de baisser sur les quelques destinations où la concurrence est féroce, mais sur les vols moins disputés les tarifs vont être revus à la hausse à cause des nouveaux frais, venant s'ajouter aux augmentations entraînées par la flambée du carburant.

Galeries Lafayette, la présidente du conseil de surveillance s'explique. Noëlle Meyer s'exprime dans un entretien aux Echos. Elle revient sur les raisons qui ont conduit à céder la participation de la famille Meyer à BNP Paribas. Elle s'explique sur les divergences stratégiques avec Philippe Houzé, le coprésident du directoire et membre de la branche moulin. Notamment depuis la cession de 50 % des magasins monoprix au groupe Casino. Elle considère que la gouvernance ne s'effectuait plus de façon normale et la décision de mettre fin à la gestion purement familiale a été prise après l'intrusion suspecte du Crédit Mutuel dans le capital du groupe de grands magasins.

Enel veut sa part du gâteau français. L'électricien transalpin souhaite une ouverture rapide à la concurrence du marché français de l'énergie. Mais les négociations avancent péniblement avec EDF affirme Paolo Scaroni, l'administrateur délégué du groupe italien. Selon La Tribune, Enel veut une présence industrielle de long terme en France et pas seulement dans l'électricité. L'Italien est prêt à entrer au capital de la Snet, troisième producteur français qui produit à partir de centrales à charbon et dont EDF détient près de 19 %. Il serait également prêt à participer au développement de l'EPR, le nouveau réacteur européen de troisième génération. Les négociations sont compliquées, mais elles sont la condition sine qua non à la sortie honorable d'EDF du dossier Edison.

Mercedes dans la tourmente. La marque automobile allemande de luxe, dont les ventes sont en retrait depuis des mois, se trouve confrontée à d'énormes problèmes de fiabilité. Elle a décidé de rappeler pas moins de 1,3 million de véhicules, indiquent les Echos et La Tribune. Ce retour forcé concerne les berlines et les coupés classe E, SL, SLS et CLS pour des mises à niveau des circuits de freinage, des problèmes de batteries voire d'alternateurs pour les modèles équipés de V6 et V8 à essence. Le constructeur de Stuttgart avait déjà récemment du gérer des problèmes sur des pompes à injection diesel haute pression livrées par l'équipementier Bosch. Le coût de ces rappels n'a pas encore été chiffré, mais le Wall Street Journal se demande déjà comment la marque à l'étoile va pouvoir restaurer ses marges, alors qu'elle fournit normalement la moitié des profits du groupe germano-américain DaimlerChrysler.

Didier RAGU

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