Le 01/02/05 - La réforme des 35 heures suscite peu d'engouement. ATT va être avalé par une compagnie régionale. Citigroup se désengage de l'assurance...

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La réforme des 35 heures suscite peu d'engouement. Le parlement entame sa contre-réforme titre Les Echos, les entreprises réservées sur la réforme des 35 heures, renchérit La Tribune. La proposition de loi de l'UMP assouplissant les règles de la durée du travail, qui doit être débattue à partir d'aujourd'hui à l'assemblée, ne semble finalement convenir à personne. La gauche et les syndicats y sont bien entendu opposés, mais la majorité des entreprises n'en attendent pas grand-chose. La plupart ne souhaitent pas remettre en cause les accords signés et comme elle nécessitera des accords de branches ou d'entreprises, les applications réelles sur le terrain risquent d'être peu nombreuses.

ATT va être avalé par une compagnie régionale. C'est la fin d'une entreprise mythique outre-Atlantique soulignent la Tribune et les Echos. L'ex monopole public des télécoms, ATT démantelé il y a vingt ans au nom de la concurrence, va être racheté par l'une de ses anciennes filiales régionales, les fameuses "baby-Bell". L'opérateur SBC va mettre 16 milliards de dollars sur la table pour s'offrir le premier réseau longue distance des Etats-Unis, présent dans une cinquantaine de pays. SBC réalise 40,8 milliards de dollars de chiffre d'affaires, contre 30,5 pour ATT. Mais surtout il a enregistré un résultat net de près de 6 milliards contre des pertes d'autant, pour l'ex opérateur historique. La nouvelle entité deviendra le premier opérateur américain.

Citigroup se désengage de l'assurance. Le numéro un mondial des services financiers ne croit plus à la banque-assurance, après avoir cédé il y a deux ans sa filiale assurance dommages, il vend son assurance-vie à la compagnie new-yorkaise MetLife, pour 11,5 milliards de dollars, dont les trois quarts en cash. Ce dernier deviendra leader de l'assurance-vie aux Etats-Unis. Avec cette vente, Citigroup, qui a dégagé un résultat net de 17 milliards de dollars en 2004, va se retrouver assis sur un énorme trésor de guerre à même d'alimenter sa croissance externe, note Les Echos. Même si la banque n'a pas prévu d'acquisition majeure en Europe, elle souhaite développer ses opérations à l'étranger pour y dégager 50 % de ses revenus dans les cinq ans, contre seulement un tiers actuellement.

Le dossier Fiat-GM réglé aujourd'hui. Le moratoire pour le règlement du contentieux entre Fiat Auto et General Motors expire ce soir et l'on s'achemine vers le paiement d'une compensation, rapporte Les Echos. Le numéro un mondial de l'automobile pourrait verser 2 milliards de dollars au constructeur transalpin, pour dénouer leur alliance. Le groupe de Turin détient depuis mars 2000 une option de vente de Fiat Auto à GM, où ce dernier s'engageait a racheter les 80 % de capital qu'il ne possède pas. GM déjà en difficulté sur le vieux continent avec ses marques Opel et Saab, ne souhaite pas racheter le constructeur italien lui-même en difficulté et très endetté.

Didier RAGU

A demain !

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