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L'Usine Energie

Laurent Fabius veut accélérer sur la COP21, le Medef appelle à ne pas oublier la compétitivité

Ludovic Dupin ,

Publié le

La COP21 a marqué l’entrée des entreprises françaises de plain-pied dans la lutte contre le changement climatique. Si ces dernières veulent renforcer leurs initiatives en ce sens, elles appellent dans le même temps les négociateurs à préserver leur compétitivité.


Laurent Fabius lors de la COP21

Lundi 8 janvier, le Medef accueillait une conférence sur la place tenue par les entreprises lors de la COP21 à Paris en décembre 2015, et sur le rôle qu’elles devront jouer en novembre 2016 pour la COP22 à Marrakech au Maroc.

Pour le président de la COP21 et actuel ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, "l’accord de Paris est ambitieux mais il faut maintenant réussir à le mettre en application".

Pour cela, il a donné une lettre de mission précise à sa "championne" Laurence Tubiana, ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique.

A savoir : développer un agenda de mise en œuvre des décisions de Paris, faire avancer l’alliance solaire créée par l’Inde et la mission innovation sur les cleantechs ou encore travailler à favoriser le développement d’un consensus autour du prix du carbone. Ce dernier point a été difficile à faire apparaître dans l’accord de Paris. "Il a fallu s’engager fortement et personnellement", assure le ministre.

L’Europe, plus vertueuse que le monde

Pour y parvenir, Laurent Fabius affirme qu’il faut "favoriser les partenariats entreprises-gouvernements. L’action ne peut pas être menée par les gouvernements ou par les entreprises. Il faut avancer ensemble". Bruno Laffont, président de la commission développement durable du Medef, se réjouit que l’accord de Paris identifie les entreprises comme des acteurs à part entière de la lutte contre le changement climatique. "Elles veulent s’engager sur un prix du carbone et sur des investissements verts", assure-t-il. Mais elles demandent aussi des garanties.

"L’Europe et la France vont rester encore quelque temps la zone la plus vertueuse (dans la lutte contre le changement climatique, ndlr) au monde. Mais il faut que cela se fasse en veillant à préserver la compétitivité des entreprises", réclame Bruno Laffont.

Pierre Gattaz, le président du Medef, assure qu’en vue de la COP22, ses priorités sont "de poursuivre la mobilisation des entreprises, de promouvoir leur rôle dans l’innovation et surtout de garantir leur compétitivité".

De nombreux rendez-vous

La capacité à respecter ces multiples ambitions devrait vite se dessiner en 2016, tant les rendez-vous sont nombreux d’ici l’échéance marocaine de fin d’année.

Le 22 avril à New-York, tous les pays du monde sont appelés aux Nations Unies pour signer l’accord de Paris afin de lui donner une nouvelle impulsion politique. En mai, à Bonn, en Allemagne, l'ONU devra établir les "décrets d’application" pour déployer l’accord de Paris comme par exemple la transparence des Etats, le reporting périodique des émissions... Pour ne citer que quelques rencontres de haut niveau.

Ludovic Dupin

 

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