Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Auto

Laurent Burelle : "Il faut protéger la réussite des entrepreneurs !"

, , , ,

Publié le

L'automobile va bien, merci ! C'est le message qu'a voulu faire passer Laurent Burelle, le PDG de Plastic Omnium, lors des rencontres de l'automobile organisés par l'automobile club de France et le comité des constructeurs français. Tout en pointant du doigt quelques dangers pour les industries française et européenne.

Laurent Burelle : Il faut protéger la réussite des entrepreneurs ! © D.R. - Plastic Omnium

Le verbe haut, maniant l'humour comme à son habitude, le patron de l’un des trois équipementiers français qui comptent sur la planète a clairement voulu remettre les pendules à l'heure. "Le marché automobile progresse de 5 % et 3 millions de véhicules se vendent en plus chaque année sur la planète, c’est honorable."

Alors quand on lui parle de surcapacités, il répond par une pirouette : "La France et ses deux millions de voitures vendues par an ne représentent que 2,5% de la production mondiale, je vous propose donc que nous lui accordions 2,5% de notre temps."

Sa boutade, il l’a pondère aussitôt par une tirade rappelant tout ce qu'il doit à la France, à ses deux constructeurs, Renault et Peugeot, et à ses banques : "Sans eux nous n'existerions pas." Et revenant sur le problème que pose aujourd’hui l’automobile en Europe, il rappelle : "le sujet n’est pas tant de partager un diagnostic : tout le monde est d’accord pour dire qu’il y a trop d’usines en Europe. Le vrai sujet c’est de savoir combien on veut et on peut mettre sur la table pour traiter financièrement et socialement cette transition."

Pas concerné directement par cette question, le PDG de Plastic Omnium  en a profité pour rappeler que la vie de son groupe se joue désormais majoritairement hors de France. Sur les 3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires qu’il génère, 83% sont réalisés hors de nos frontières. Ce qui ne l’empêche pas faire jouer la fibre patriotique : "Nos racines sont françaises, notre siège est français : il faut nous protéger ! Nous sommes une espèce en voie de disparition !"

Interrogé sur la place de l'industrie en France, Laurent Burelle a en profité pour pointer le déficit d'attractivité dont souffre notre territoire. "La France est devenue moins attirante et ce n'est pas qu'une histoire de coût du travail, souligne le patron. L’ISF, la fiscalité des dividendes, le régime des transmissions jouent aussi contre nous... Je le dis pour nos gouvernants, il ne faut pas oublier que l'entrepreneur a un intérêt financier à sa réussite. Il faut donc la protéger."

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle