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Laurent Berger juge la posture de la CGT "irresponsable" à l'usine Renault de Sandouville

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Publié le , mis à jour le 11/05/2020 À 07H55

Passe d'armes entre la CGT et la CFDT. Saisi par la CGT, le tribunal du Havre a ordonné l'arrêt de la production de l'usine Renault de Sandouville (Seine-Maritime). Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a dénoncé le 9 mai une attitude "irresponsable".

Laurent Berger juge la posture de la CGT irresponsable à l'usine Renault de Sandouville
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger. /Photo prise le 29 novembre 2019/REUTERS/Charles Platiau
© CHARLES PLATIAU

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a qualifié samedi 9 mai "d'irresponsable" la posture de la CGT qui a obtenu par une décision de justice la suspension de la production dans l'usine de Renault à Sandouville (Seine-Maritime). Le tribunal du Havre a ordonné jeudi 7 mai l'arrêt de la production du site à la suite d'une procédure en référé portée par la CGT Sandouville.

Le constructeur automobile a précisé que cette décision ne remettait pas en cause le référentiel sanitaire présenté le 7 avril aux représentants du personnel mais portait principalement sur la procédure de présentation des mesures sanitaires aux syndicats. "Ce qui s'était passé à Sandouville, c'était un dialogue social assez exemplaire sur la reprise d'activité en toute sécurité pour les travailleurs, a déclaré Laurent Berger sur France inter. La posture de la CGT est irresponsable et infondée."

"Ce n'est pas un service rendu aux travailleurs"

"La réalité, c'est que l'usine va rester fermée lundi [11 mai], que les 700 intérimaires vont être renvoyés chez eux. Donc je pense qu'il faut arrêter ce type de pratique et qu'il faut plutôt favoriser le dialogue social", a ajouté le patron du syndicat réformiste. Selon lui, "il y a deux attitudes syndicales : il y a celles qui sont prêtes à tout pour stopper l'activité - et ce n'est pas un service rendu aux travailleurs [... ] - et celles, qui sont plus nombreuses à Renault, qui veulent négocier des conditions de reprise acceptables en toute sécurité."

L'usine, qui employait en 2019 environ 1 900 personnes, avait été la deuxième usine française de Renault à reprendre une activité partielle fin avril. A l'arrêt depuis mi-mars à cause de l'épidémie de Covid-19, le site produit le Renault Trafic et des dérivés du fourgon pour Fiat et Nissan.

Avec Reuters (Caroline Pailliez, avec Mathieu Rosemain)

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