Laurent Berger juge la posture de la CGT "irresponsable" à l'usine Renault de Sandouville

Passe d'armes entre la CGT et la CFDT. Saisi par la CGT, le tribunal du Havre a ordonné l'arrêt de la production de l'usine Renault de Sandouville (Seine-Maritime). Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a dénoncé le 9 mai une attitude "irresponsable".

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Laurent Berger juge la posture de la CGT
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger. /Photo prise le 29 novembre 2019/REUTERS/Charles Platiau

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a qualifié samedi 9 mai "d'irresponsable" la posture de la CGT qui a obtenu par une décision de justice la suspension de la production dans l'usine de Renault à Sandouville (Seine-Maritime). Le tribunal du Havre a ordonné jeudi 7 mai l'arrêt de la production du site à la suite d'une procédure en référé portée par la CGT Sandouville.

Le constructeur automobile a précisé que cette décision ne remettait pas en cause le référentiel sanitaire présenté le 7 avril aux représentants du personnel mais portait principalement sur la procédure de présentation des mesures sanitaires aux syndicats. "Ce qui s'était passé à Sandouville, c'était un dialogue social assez exemplaire sur la reprise d'activité en toute sécurité pour les travailleurs, a déclaré Laurent Berger sur France inter. La posture de la CGT est irresponsable et infondée."

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"Ce n'est pas un service rendu aux travailleurs"

"La réalité, c'est que l'usine va rester fermée lundi [11 mai], que les 700 intérimaires vont être renvoyés chez eux. Donc je pense qu'il faut arrêter ce type de pratique et qu'il faut plutôt favoriser le dialogue social", a ajouté le patron du syndicat réformiste. Selon lui, "il y a deux attitudes syndicales : il y a celles qui sont prêtes à tout pour stopper l'activité - et ce n'est pas un service rendu aux travailleurs [... ] - et celles, qui sont plus nombreuses à Renault, qui veulent négocier des conditions de reprise acceptables en toute sécurité."

L'usine, qui employait en 2019 environ 1 900 personnes, avait été la deuxième usine française de Renault à reprendre une activité partielle fin avril. A l'arrêt depuis mi-mars à cause de l'épidémie de Covid-19, le site produit le Renault Trafic et des dérivés du fourgon pour Fiat et Nissan.

Avec Reuters (Caroline Pailliez, avec Mathieu Rosemain)

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