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Lauak, le basque qui décolle

Marine Protais , ,

Publié le

Lauak, le basque qui décolle
L’entreprise familiale Lauak fournit à Dassault des pièces pour la fabrication des Falcon.

Quarante ans et toujours le vent en poupe. Le groupe Lauak a doublé en mai la surface de son site de L’Isle-Jourdain (Gers), près de Toulouse. Un investissement de 8 millions d’euros. Le site avait été créé deux ans auparavant pour accompagner la montée en cadence des programmes A 320 et A 350 d’Airbus, le principal client de Lauak. L’entreprise de 830 salariés est née en 1975 à Ayherre (Pyrénées-Atlantiques) près de Biarritz, alors que Dassault cherche à étoffer son réseau de sous-traitants. Jean-Marc Charritton, le père de l’actuel directeur général, Mikel Charritton, tente sa chance et fonde une entreprise de chaudronnerie. Lauak, qui réalise 95 % de son activité dans l’aéronautique, a, depuis, élargi son carnet de commandes. « Je suis allé chercher de nouveaux clients avec de plus gros volumes comme Aerolia, Liebherr-Aerospace, Latécoère et surtout Airbus quand j’ai pris la tête de Lauak en 2006 », explique Mikel Charritton. Pour faire partie des 22 sous-traitants de rang 1 d’Airbus, Lauak a dû revoir son organisation. « Les cadences ne sont pas les mêmes que celle de l’aviation d’affaires, Dassault fabrique deux à trois Falcon par mois, contre ­vingt quatre A 320 pour Airbus. Nous avons mis en place le lean manufacturing dans nos usines pour réduire le gaspillage », précise le directeur général. Le groupe basque a aussi renforcé son activité usinage en rachetant deux sociétés : Équip’Aéro Production en 2010 et Topmicron en 2012. Aujourd’hui, Lauak subit le ralentissement du marché de l’aviation d’affaires et les difficultés de l’A 380, mais sa croissance reste forte, portée par l’aviation civile et aussi le Rafale. Son chiffre d’affaires s’élèvera à 105 millions d’euros en 2016, il mise sur 150 millions d’euros en 2018 et vise même 200 millions en 2020. Le capital est resté 100 % familial depuis la création. Le groupe se finance grâce à la confiance de ses partenaires bancaires. « Notre endettement demeure modéré et notre rentabilité supérieure à la moyenne », avance sans autre précision Mikel Charritton. Pour rester compétitif, Lauak a choisi de s’installer au Portugal en 2003, avec une usine à Setubal. « Nous avons été l’un des premiers sous-traitants aéronautiques à faire cette démarche », se félicite le directeur général. Aujourd’hui, le site portugais emploie 470 salariés. Point faible : l’activité internationale directe ne constitue pour le moment que 8 % du chiffre d’affaires de Lauak, avec comme principaux clients Embraer au Brésil depuis 2014 et Israel Aerospace Industries depuis 2010. Mikel Charritton compte bien faire monter cette part à 20 % d’ici à cinq ans. 

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