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Languedoc-Rousillon : Axens en phase avec son bassin

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Enquête Le fabricant de catalyseurs et d’adsorbants met à contribution les sociétés locales de chaudronnerie et d’automatismes.

Languedoc-Rousillon : Axens en phase avec son bassin © Axens

Le bassin alésien, au nord du Gard, est le principal bassin industriel du Languedoc-Roussillon. En son sein, quelques grandes entreprises – dont Rhodia, Axens, SNR – et de nombreuses PME. Fin 2011, sur les 8 100 entreprises de l’arrondissement d’Alès, on recensait 700 établissements à caractère industriel.

Les grands donneurs d’ordres l’ont compris et jouent le jeu des compétences locales. Axens est un fournisseur international de technologies, de produits et de services dans les domaines du raffinage, de la pétrochimie, du gaz et des carburants alternatifs. À Salindres, Axens fabrique des catalyseurs et des adsorbants. La société, qui emploie un peu plus de 350 salariés, travaille avec près d’une cinquantaine de fournisseurs locaux. En deux ans, l’entreprise a ouvert deux nouveaux ateliers. Au total, plus de 40 millions d’investissements ont été réalisés sur le site depuis 2011, dont la moitié au bénéfice des sociétés du bassin alésien.

"Nous travaillons très bien avec les entreprises locales dans les secteurs de la maintenance et de la logistique, explique Jean-Paul Bournonville, le directeur de l’usine. Ce qui demande tout de même de gros efforts, car nous sommes classés Seveso seuil haut, et il faut que nos sous-traitants aient des certifications spécifiques."

Dans le secteur de la chaudronnerie et de la mécanique, Axens travaillait avec une société locale, Ferrat, qui a jugé bon de s’adosser à une société nationale, Fouré Lagadec, pour répondre parfaitement aux attentes de son principal client sur le bassin. "Le groupe national bénéficie ainsi du tissu relationnel local de la PME qui, elle, tire profit des compétences et savoir-faire du grand groupe", précise Jean-Paul Bournonville, également le président de l’Union des industries chimiques (UIC) du Languedoc-Roussillon.

Certification obligatoire

Les petites entreprises industrielles locales ont largement bénéficié des investissements d’Axens, à condition de remplir quelques conditions. Michel Turc, le dirigeant d’EMCM, une société de maintenance qui emploie sept personnes, explique ainsi qu’il a passé la certification Mase, nécessaire pour travailler sur le site qui regroupe à la fois Rhodia et Axens : "Jusqu’en 2011, nous travaillions pour eux sans pouvoir entrer dans les ateliers de production, car nous n’avions pas la certification Mase. Nous l’avons passée en 2011 et, depuis, nous collaborons encore plus avec Axens : pour de la maintenance en dehors des ateliers, et sur les lieux de process."

Un autre sous-traitant, Erai, va plus loin : "Nous avons passé la certification Mase pour pouvoir travailler avec Axens, explique ainsi la responsable Mireille Venier. Nous avons fait cet effort clairement pour eux, mais cela nous a fait progresser et nous a considérablement aidés dans d’autres marchés, surtout à l’export."

Les principaux investissements en cours

  • Dyneff, le distributeur de produits pétroliers (filiale de Rompetrol), qui emploie 470 personnes, investit 30 millions d’euros dans son dépôt de Port-la-Nouvelle (Aude). Le groupe a passé un accord avec Total pour mettre en commun des actifs pétroliers.
  • Intermarché transfère sa base de produits frais et surgelés de Narbonne (200 salariés), dans l’Aude, à Béziers (Hérault). Cet entrepôt de 35 000 m² sera suivi d’un deuxième de même surface. Investissement global : 57 millions d’euros.
  • Bio-UV, spécialiste des appareils de traitement de l’eau par ultraviolets, s’installe cet été dans un nouveau bâtiment de 4 200 m² à (Hérault), qui triple sa surface et ses capacités de production. Coût de l’opération : 3,3 millions d’euros.
  • Le site nucléaire de Marcoule, dans le Gard, compte améliorer la sécurité de ses installations. Melox (Areva) va y investir 50 millions d’ici à 2015, Socodei (EDF) 9 millions. Et le CEA va injecter 18 millions d’euros dans le renforcement de la sûreté du réacteur Phénix, qui est fermé.

 

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