Landis+Gyr, propriété de Toshiba, veut lever plus de 2 milliards d'euros

ZURICH (Reuters) - Le fabricant suisse d'appareils de mesure Landis+Gyr veut lever jusqu'à 2,4 milliards de francs suisses (2,1 milliards d'euros) pour son introduction en Bourse (IPO), alors que son propriétaire Toshiba s'en sépare pour pour couvrir les pertes de sa filiale nucléaire aux Etats-Unis, Westinghouse.
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Landis+Gyr, propriété de Toshiba, veut lever plus de 2 milliards d'euros
Le fabricant suisse d'appareils de mesure Landis+Gyr veut lever jusqu'à 2,4 milliards de francs suisses pour son introduction en Bourse. /Photo d'archives/REUTERS/Arnd Wiegmann

La fourchette de prix pour l'IPO a été fixée entre 70 francs et 82 francs par action, a précisé mercredi Landis+Gyr, ce qui donne une capitalisation boursière comprise entre 2,1 milliards et 2,4 milliards de francs.

Le conglomérat japonais Toshiba et l'actionnaire minoritaire Innovation Corporation Network of Japan (INCJ) ont choisi de placer l'intégralité de leurs parts. La cotation devrait débuter le 21 juillet sur la Bourse SIX Swiss Exchange.

L'opération devrait valoriser Landis+Gyr à un niveau moindre que son concurrent américain Itron, dont la capitalisation boursière s'élève à près de 2,7 milliards de dollars sur le Nasdaq, selon les données de Thomson Reuters.

Itron, tout comme Landis+Gyr, fournit des équipements de mesure dits "intelligents" permettant aux consommateurs et aux entreprises de services aux collectivités de suivre et de gérer la consommation d'électricité, de gaz ou d'eau.

Le directeur général de Landis+Gyr, Richard Mora, cité la semaine dernière par le journal financier suisse Finanz und Wirtschaft, estime toutefois que son groupe devrait être mieux valorisé qu'Itron, car il est plus rentable et dispose de flux de trésorerie plus importants.

Sollicité, Richard Mora n'était pas disponible dans l'immédiat pour un commentaire.

Toshiba avait repoussé auparavant une offre de deux milliards de dollars (1,75 milliard d'euros) pour Landis+Gyr de la part du fonds d'investissement CVC Capital Partners et d'Hitachi, a rapporté Reuters en mai.

Le secteur a connu ces dernières années une vague de consolidation avec notamment le rachat de Sensus par Xylem pour 1,7 milliard de dollars et l'acquisition d'Elster, une filiale de Melrose Industrie, par Honeywell en 2016.

(John Miller, Claude Chendjou pour le service français, édité par Juliette Rouillon)

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