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Lancement de DataConnexions, la communauté business de l'open data français

Aurélie Barbaux , , ,

Publié le

Pour développer une industrie française de la donnée publique autour du portail Data.gouv, le gouvernement a constitué une communauté, DataConnexions. Principaux partenaires : Google, Microsoft et Orange.

Lancement de DataConnexions, la communauté business de l'open data français © C.C.

C'était dans la feuille de route de Séverin Naudet lorsque le Premier ministre François Fillon lui a confié, en janvier 2011, la direction d'Etalab, le service open data du gouvernement français. "Dès le début de cette aventure, je n'envisageais pas de ne pas participer au soutien de l'économie numérique", confie-t-il. "Quand François Fillon m'a donné cette mission, il m'a donné 2 objectifs : donner accès aux données publiques aux Français avec un objectif de transparence et contribuer au soutien de l'économie numérique et de l'innovation".

Et sa première mission, il l'a accomplie. Le 5 décembre 2011, il a en effet lancé le site Data.gouv, qui donne accès à quelque 350 000 jeux de données de l'administration. D'autres sont à venir, des données sont à mettre à jour, mais le gros du travail est fait.

Pour remplir son deuxième objectif, Séverin Naudet a choisi de constituer une communauté, qui doit faire émerger des projets et les start-up qui, par la réutilisation des données publiques, créeront de nouveaux services et de la valeur, voir des emplois.

Lancée officiellement ce jeudi 16 février, cette communauté est baptisée DataConnexions. Elle comporte initialement une trentaine de membres avec en chef de fil Google France, Microsoft, Orange, SNCF, La Poste et McKinsey, mais aussi des fonds d'investissements (IdInvest, Elaia, Partech, Isource), des éditeurs (Exalead/Dassault Système, Logica, SalesForces) des associations (Cap Digital, Silicon Sentier), une école (l'Epita), l'Inria/ISM, des médias…

Bref, la communauté est ouverte. Pour la rejoindre, il suffit de faire acte de candidature sur etalab.gouv.fr. ou de se connecter sur la plate-forme dédiée à DataConnexions (pour l'instant sur dataconnexions.fr). "L'initiative DataConnexions est originale car non sectorisée. Le gouvernement français arrive ainsi en pointe sur ces sujets", observe François Bouvard de McKinsey, qui a publié une grande étude internationale sur les Big Data en mai 2011.

Pour amorcer la pompe, DataConnexions va organiser 4 concours en 2012, dont les lauréats pourront présenter leur projet lors de 4 grands rassemblements de la communauté, hébergés chacun par l'un des partenaires premium. Le premier se tiendra en mi-avril 2012. Mais le 1er concours sera lancé la première semaine de mars.

"Le premier président du jury sera Philippe Colombelle, président de Partech, un fond qui a levé 100 millions d'euros que pour économie numérique", dévoile Séverin Naudet.

Les lauréats bénéficieront aussi de l'appui logistique ou de coaching de certains des partenaires, comme le programme BizSpark de Microsoft, qui leur offrira un accès gratuit à son cloud Azur. "On mettra aussi à disposition une solution open source OJI, pour permettre la publication des données, hébergé un des quatre concours, et on va proposer 4 "bootcamp", des journées de coaching pour développeurs liste Jean Ferre de Microsoft France.

Google, lui va organiser quatre "Hackthon", marathon de hackers pour développer sur une soirée, avec l'aide des outils et des ingénieurs de Google, une application qu'ils pourront présenter aux concours. "Le premier aura lieu le 14 mars", annonce Élisabeth Bargès de Google France.

Les lauréats des concours bénéficieront bien sûr également d'un regard bienveillant (voire intéressé) des financiers associés et d'Orange (via son fonds Innovacom notamment). L'idée étant bien d'aider à la création de start-up. Voire plus.

"Commençons par un rêve, lance Henri Verdier, président de Cap Digital. Certes, on ne peut mécaniquement pas descendre sous 4 % de chômage. Mais on peut tout à fait imaginer que dans trois ans, des services bien conçus mixant, créant des données de pôle emplois, de Linkedin, de l'Apec… on pourrait peut-être descendre le taux de chômage."

Les données publiques sont en effet un trésor national qui ne prend de valeur que si on l'utilise ; au risque de voir une partie de cette valeur capturée par des acteurs étrangers… sur invitation de l'État lui-même. "Mais dans tous les cas, une grande partie de la valeur, des emplois, restera en France", affirme Séverin Naudet.

Et l'on n'en est pas là, même si l'histoire du numérique est plus tracée de startups rachetées par des acteurs étrangers, que de croissance de champions nationaux.

En attendant, Data.gouv doit se développer et se pérenniser. "On va mettre en ligne un espace d'échange où poster des remarques et proposer un service de flux RSS pour suivre les nouveaux jeux de données mis en ligne et nouveaux services, sachant qu'ils ne cesseront jamais", annonce Séverin Naudet.

Selon lui, ce qui a le plus intéressé les utilisateurs de la plate-forme depuis son lancement en décembre, ce sont les données de budget, celles du Ministère de l'intérieur, celle de l'Insee, de l'Education national et de l'environnement. Et "on va mettre en ligne les données sur le PLF 2012 (jaune budgétaires, précisions demandées par le parlement) avec une méthode pour que les données brutes, soient dans un bon format."

De quoi continuer d'occuper Etalab. Car côté DataConnexions, Séverin Naudet entend bien passer le relais. "L'État devra se retirer". Après 2012 ?

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