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L'Usine Agro

Laïta : l'union fait la force dans le lait

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Laïta : l'union fait la force dans le lait
Laïta, deuxième acteur coopératif laitier français, possède six usines dont celle de Ploudaniel (Finistère).

Qui a dit que les coopératives laitières françaises n’arrivaient pas à se regrouper face à la concurrence internationale ?

Laïta, connu pour sa marque Paysan Breton, montre que c’est possible. Et ça marche. "Le groupe est né de la volonté de coopératives du Grand Ouest de s’unir pour être plus fortes ensemble", explique son président, Dominique Chargé. De simple structure commerciale fondée dans les années 1990, elle est devenue, en 2009, une union intégrée de toutes les activités laitières, y compris industrielles, de Terrena, Even et Triskalia. Ces trois groupes se partagent le capital de Laïta, deuxième acteur coopératif laitier français derrière Sodiaal (Candia et Entremont). Doté de six usines, situées à Ploudaniel, Landerneau (Finistère), Yffiniac, Créhen, Plancoët (Côtes d’Armor) et Ancenis (Loire-Atlantique), il a collecté 1,4 milliard de litres de lait en 2014, en hausse de 7% par rapport à 2013, et vu son chiffre d’affaires passer de 1,1 milliard d’euros à 1,3 milliard entre 2010 et 2014.

En 2015, l’heure est à la conquête de nouveaux marchés pour vendre les volumes de lait supplémentaires liés à la disparition des quotas laitiers, ce 1er avril. "La fin des quotas nous offre des possibilités importantes de développement. Mais nous ne sommes pas dans une logique de flux poussés. Nous voulons suivre le rythme de nos marchés", précise Dominique Chargé. La production laitière des 3750 exploitations de la coopérative devrait progresser de 14% environ d’ici à cinq ans. Laïta, qui ne réalise que 35% de ses ventes à l’exportation aujourd’hui, entend cibler notamment la Chine, où la demande explose.

Une vague sans précédent d’investissements a été annoncée sur les deux prochaines années pour répondre aux demandes spécifiques du grand export. Au programme : 57 millions d’euros pour la construction d’une tour de séchage à Créhen, 18 millions d’euros à Landerneau pour un nouvel outil de séparation des protéines du lait et 4 millions d’euros sur le site d’Ancenis pour la fabrication de poudre de lait fermenté. Une centaine d’emplois devraient être créés. En parallèle, le groupe entend poursuivre son développement en France avec Paysan Breton. Sa marque phare a vu son chiffre d’affaires multiplié par deux quasiment, en l’espace de six ans, pour atteindre 224 millions d’euros en 2014. Présente sur le lait, le beurre, les pâtes à tartiner et les fromages, elle talonne le célèbre Président du géant Lactalis. Après les crêpes fourrées en début d’année, la marque pourrait se diversifier dans d’autres rayons. En attendant, elle devrait faire son entrée dans des supermarchés en Chine. L’avenir de la coopération laitière française passera par sa capacité à séduire à l’échelle mondiale. Laïta semble l’avoir compris.

Adrien Cahuzac

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