Lagardère "s'opposera à tout démantèlement de son groupe"

PARIS (Reuters) - Arnaud Lagardère, associé commandité et gérant de Lagardère SCA, prévient dans une interview publiée mardi par les Echos qu'il s'opposera "personnellement" à tout démantèlement de son groupe, cible du fonds activiste Amber Capital, devenu premier actionnaire avec environ 18% du capital.
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Lagardère
Arnaud Lagardère, associé commandité et gérant de Lagardère SCA, prévient dans une interview publiée mardi par les Echos qu'il s'opposera "personnellement" à tout démantèlement de son groupe, cible du fonds activiste Amber Capital, devenu premier actionnaire avec environ 18% du capital. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Déjà plusieurs fois visé par des campagnes de fonds activistes, le dirigeant de 59 ans a déjoué la semaine dernière l'offensive d'Amber grâce au soutien du fonds souverain qatari, deuxième actionnaire de la société, et de son nouvel allié Vincent Bolloré.

Le fonds britannique, qui souhaitait renouveler le conseil de surveillance et revoir la structure du groupe, une société en commandite par actions, a vu ses résolutions rejetées en assemblée générale.

"La commandite, ce n’est pas vraiment le sujet d’Amber", réagit Arnaud Lagardère dans son interview aux Echos. "Leur sujet, c’est de gagner de l’argent, le plus vite possible, en démantelant le groupe."

"Je ne me suis jamais interdit de réfléchir sur la commandite. Mais ce n’est pas Amber qui va me précipiter à faire quelque chose que je ne veux pas faire. Je ne modifierai pas la gouvernance de ma société sous pression", ajoute-t-il cependant.

"Je m’opposerai personnellement à tout démantèlement de mon groupe", poursuit Arnaud Lagardère en réponse à une question sur un éventuel rapprochement entre Hachette Livre et Editis, qui appartient à Vivendi.

"Nous souhaitons nous renforcer dans notre branche livre mais à l’étranger", dit-il, ajoutant qu'un rachat de la maison d'édition américaine Simon & Schuster n'est pas exclu: "Si l’opportunité d’un rachat se présente, bien sûr qu’on ira. D’ailleurs nous sommes déjà présents aux Etats-Unis. Tous les acteurs du livre regardent le dossier."

Arnaud Lagardère reconnaît enfin que sa dette personnelle est supérieure à la valeur de sa participation dans Lagardère.

"C’est peut-être le cas, oui. Le montant de la dette est connu, le calcul est facile à faire", déclare-t-il aux Echos.

(Jean-Stéphane Brosse)

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