Lagardère: Le CA du T1 encore pénalisé par le "travel retail"

PARIS (Reuters) - Lagardère a fait état mardi d'un recul de 33,5% de son chiffre d'affaires au premier trimestre, toujours pénalisé par la chute de ses activités de distribution spécialisée dans les transports ("travel retail") sur fond de crise persistante du coronavirus.

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Lagardère: Le CA du T1 encore pénalisé par le
Lagardère a fait état mardi d'un recul de 33,5% de son chiffre d'affaires au premier trimestre, toujours pénalisé par la chute de ses activités de distribution spécialisée dans les transports ("travel retail") sur fond de crise persistante du coronavirus. /Photo d'archives/REUTERS/Benoit Tessier

Les revenus du groupe sont ressortis à 905 millions d'euros sur la période, soit un repli de 29,8% en données comparables sur un an.

Le chiffre d'affaires de la division "travel retail", très dépendante de la reprise du trafic aérien malmené par la crise sanitaire, a reculé de 57,6% à 341 millions d'euros.

De son côté, la division d'édition Lagardère Publishing profite de l'engouement pour la lecture sur fond de confinement prolongé, notamment en France et au Royaume-Uni.

Son chiffre d'affaires a progressé au premier trimestre de 11,6%, à 509 millions d'euros.

Toutefois, Lagardère a dit mardi s'attendre à ce que la dynamique des ventes pour cette division se normalise au fur et à mesure de la réouverture des établissements de loisirs et de culture.

"Par ailleurs, l’absence de réforme scolaire en 2021 viendra contrebalancer les effets positifs de la publication d’un album d’Astérix au quatrième trimestre 2021", a prévenu le groupe.

Lagardère n'a pas donné mardi de prévisions financières pour 2021, évoquant un contexte incertain sur fond de pandémie.

Le groupe, qui a accusé une perte nette de 660 millions d'euros en 2020, est l'objet de nombreuses spéculations depuis l'arrivée à son capital de Vivendi, emmené par Vincent Bolloré, et du PDG de LVMH Bernard Arnault.

Lundi, Lagardère a confirmé étudier un abandon de son statut de société en commandite. Des sources à Reuters avaient auparavant indiqué que le groupe était prêt à renoncer à la structure actuelle de gouvernance en commandite en échange d'une clause de non démantèlement de la société pendant une période de cinq ans.

(Blandine Hénault, édité par Bertrand Boucey)

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