Lagarde à Berlin pour renforcer la concorde franco-allemande

Publié le

par Jean-Baptiste Vey

Lagarde à Berlin pour renforcer la concorde franco-allemande © REUTERS

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BERLIN (Reuters) - Christine Lagarde est devenue mercredi le premier membre d'un gouvernement étranger à assister à un conseil des ministres allemand, un symbole du rapprochement entre les deux plus grandes puissances de la zone euro après des semaines de difficiles négociations sur l'aide à la Grèce.

Paris et Berlin ont pu à cette occasion s'accorder sur des mesures de prévention du risque systémique causé par les établissement financiers, à travers notamment la création d'une taxe qu'ils souhaitent internationale.

Christine Lagarde et son homologue des Finances, Wolfgang Schäuble, ont insisté lors d'une conférence de presse commune sur l'entente, la confiance et la convergence franco-allemande sur les questions économiques et financières.

"La coopération franco-allemande est étroite, le devient de plus en plus, et est empreinte de confiance", a dit le ministre des Finances allemand, qui assistera à un prochain conseil des ministres français, a priori le 7 avril.

Christine Lagarde a évoqué "le privilège et l'honneur" d'avoir inauguré ces échanges prévus par le conseil franco-allemand du 4 février, lorsque 80 mesures de renforcement de la coopération franco-allemande avaient été décidées.

"J'ai reçu un accueil extrêmement amical, chaleureux", a déclaré la ministre de l'Economie, qui assistera dans l'après-midi au conseil des ministres français. Elle a dit qu'elle rapporterait d'Allemagne quelques suggestions.

"J'ai été très frappée par l'importance et la concordance de vues sur les grandes questions européennes", a-t-elle ajouté.

Si Nicolas Sarkozy lui demande ses impressions, "je soulignerai en particulier l'importance consacrée par le conseil des ministres allemands aux positions européennes et à la cohérence des positions européennes qui sont débattues à chaque conseil des ministres. C'est une chose que nous ne faisons pas dans les mêmes proportions en France", a-t-elle ajouté.

PARIS ET BERLIN FONT "CAUSE COMMUNE"

Malgré les difficiles tractations récentes sur la Grèce, les ministres ont fait état d'une convergence de vues presque parfaite.

"Quels que soient les textes que vous regardez, qu'il s'agisse des agences de notation, des règles en matière de capitalisation, des fonds alternatifs, de la lutte contre la fraude, en particulier contre les juridictions non coopératives, la France et l'Allemagne ont toujours fait cause commune", a dit Christine Lagarde.

"Cette force franco-allemande en ces matières a été déterminante" pour permettre "des avancées profondes dans le système réglementaire, législatif européen", a-t-elle ajouté.

La ministre, qui avait provoqué l'émoi en Allemagne il y a deux semaines en suggérant que l'Allemagne pénalisait ses voisins en privilégiant trop l'export à la consommation, a insisté sur la qualité de la politique économique allemande, tout en répétant que tous les pays devaient faire des efforts.

"Je me garderai bien de la critique parce qu'il faut d'abord toujours balayer devant sa porte", a-t-elle répondu à une question sur ces remarques.

"Ceux qui sont en manque de compétitivité doivent faire l'effort prioritaire" de la redresser, a-t-elle poursuivi. "Pour autant, si on lit le rapport de l'OCDE, le rapport du Fonds monétaire international, il y a des domaines où chacun peut faire un effort", a-t-elle ajouté, en référence à l'Allemagne.

Edité par Yves Clarisse

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