Lafarge risque encore une mise en examen pour "complicité de crimes contre l'humanité" en Syrie

PARIS (Reuters) - La Cour de cassation française a cassé mardi une décision de justice invalidant la mise en examen du cimentier Lafarge pour "complicité de crimes contre l'humanité" dans le cadre de ses activités en Syrie en 2013 et 2014.

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Lafarge risque encore une mise en examen pour
La Cour de cassation française a cassé mardi une décision de justice invalidant la mise en examen du cimentier Lafarge pour "complicité de crimes contre l'humanité" dans le cadre de ses activités en Syrie en 2013 et 2014. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Lafarge, qui a fusionné avec le suisse Holcim en 2015, est soupçonné d'avoir versé près de 13 millions d'euros à des groupes terroristes, dont l'organisation Etat islamique, pour maintenir en activité son usine de Jalabiya, dans le nord de la Syrie.

La cour d'appel de Paris avait invalidé en 2019 la charge de "complicité de crimes contre l'humanité", estimant qu'il n'y avait pas "d'indices graves ou concordants de complicité" de Lafarge dans les crimes commis notamment par l'EI.

Dans son arrêt, la Cour de cassation casse cette décision en faisant valoir qu'on "peut être complice de crimes contre l'humanité même si l'on n'a pas l'intention de s'associer à la commission de ces crimes". Elle demande à la Cour d'appel de se prononcer à nouveau sur le pourvoi en appel de Lafarge qui avait conduit à cette décision.

(Tangi Salaün)

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