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Lactalis se dote d’une vitrine logistique 4.0 dans la plaine de l’Ain

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Lactalis inaugure le 16 octobre un nouvel entrepôt à Saint-Vulbas (Ain). 40 millions d'euros ont été investis dans cette plate-forme logistique du futur qui emploiera 150 personnes au printemps 2019.

Lactalis se dote d’une vitrine logistique 4.0 dans la plaine de l’Ain
Entrepôt logistique de Lactalis à Saint-Vulbas (Ain).
© Lactalis

"Lactalis a souhaité faire de Saint-Vulbas la vitrine logistique du groupe pour l’ensemble de ses activités françaises et mondiales, un laboratoire de solutions techniques du futur", indique Denis Bréant, directeur du nouveau site de la Plaine de l’Ain, précédemment responsable d’un autre entrepôt du groupe présidé par Emmanuel Besnier en Ile de France. La nouvelle plate-forme de Saint-Vulbas (Ain) qui emploie une centaine de personnes se déploie sur 13 000 m², peut stocker 12 000 palettes de produits ultra-frais (yaourts, beurre, crème…). C’est la seule implantée dans la moitié sud, les autres étant situées à Laval (Mayenne), à Rennes (Ille-et-Vilaine) et en région parisienne.

Des chariots autoguidés

Cet entrepôt ouvert en septembre 2017 et pleinement opérationnel depuis cet été a nécessité quatre ans d’études et de travaux. Ce projet a été conçu en interne avec le support du centre de ressources technologiques lavallois Clarté. Des outils de simulation, de réalité virtuelle 3D, ont permis de peaufiner le process, l’agencement et la structure des postes de préparation de commande dont la hauteur est réglable, ajustable.

Pour l’instant, quatre de ces postes de préparation de commande assistée ont été équipés. Seize pourraient être déployés d’ici fin 2019. L’objectif est de fluidifier au maximum les flux de marchandises. Dans cet entrepôt, les opérateurs n’ont plus à manipuler de palette vide, ni à porter de terminal informatique, toutes les informations sont transmises par l’intermédiaire d’écrans fixes.

Cet entrepôt mécanisé est aussi doté de transstockeurs, de navettes rapides et de chariot autoguidés conçus par l’entreprise bretonne BA Systèmes. "Ici, tout est 100 % made in France", précise Denis Bréant. La société orléanaise Alstef a aussi apporté son expertise dans les systèmes automatisés de convoyage. Actuellement, sept chariots autoguidés se déplacent dans la plate-forme, cinq autres devraient intervenir l’année prochaine.

Extension possible

Après quelques mois de fonctionnement, "ça se passe plutôt bien", remarque Denis Bréant. 50 000 colis sont traités chaque semaine. La montée en puissance devrait se poursuivre d’ici l’été prochain. Le volume expédié devrait croître de 50 %, être porté à 150 000 tonnes en juillet. Cette hausse devrait générer la création de 20 à 30 emplois supplémentaires dans les prochains mois.

Les exportations, vers les pays d’Europe du Sud (Italie, Espagne en particulier), devraient progresser dans les prochaines années. Aujourd’hui, elle représente 10 % des produits expédiés. "Si le besoin s’en fait sentir, l’entrepôt de Saint-Vulbas a la possibilité de doubler de superficie" note Denis Bréant.

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