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Lacroix s'apprête à choisir son implantation pour Symbiose, son usine d'électronique du futur

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Le groupe Lacroix continue à avancer dans son projet Symbiose d’usine d’électronique du futur dans le Maine-et-Loire. Après la confirmation de la faisabilité, il se prépare à choisir le lieu d’implantation dans la Communauté de Mauges. Le go final est prévu en septembre 2019. Cinq partenaires ont rejoint le projet : PTC, Inventy, Microsoft, ASM et Orange. Ils veulent en faire une vitrine de leurs technologies pour l’industrie 4.0.  

Lacroix s'apprête à choisir son implantation pour Symbiose, son usine d'électronique du futur
L'usine actuelle de Lacroix Electronics à Montrevault-sur-Evre , dans le Maine-et-Loire
© Lacroix

Le projet Symbiose d’usine d’électronique du futur de Lacroix Electronics, la filiale de sous-traitance électronique du groupe Lacroix, se prépare à franchir une nouvelle étape cruciale : le choix du lieu d’implantation. "Nous avons visité trois lieux dans la Communauté de Mauges, dans le Maine-et-Loire, confie à L’Usine Nouvelle Vincent Bedouin, PDG de Lacroix. Deux d’entre eux sont maintenant à l’étude. En fonction des discussions économiques avec les autorités concernées, nous ferons notre choix à la fin de mai ou au début de juin prochain. Le go final sera donné en septembre prochain. La nouvelle usine devrait sortir de terre au début de 2021. "

Investissement initial d'une dizaine de millions d'euros

Lacroix Electronics se positionne comme le quatrième sous-traitant électronique français, derrière AsteelFlash, AllCircuits et Eolane, avec un effectif de 3 300 personnes et un chiffre d’affaires de 337,5 millions d’euros sur le dernier exercice fiscal clos en septembre 2018 (incluant les ventes intra-groupe). Il dispose en France d’une usine à Montrevault-sur-Evre, dans le Maine-et-Loire, de 460 personnes, la seule aujourd'hui labellisée vitrine de l’industrie du futur dans la production électronique. Mais pour aller plus loin dans l’industrie 4.0, l’entreprise envisage de la déménager dans une nouvelle usine conçue dès le départ pour tirer parti de tout le potentiel du numérique.

C’est le sens du projet Symbiose lancé en novembre 2018. "Notre objectif est de doubler le chiffre d’affaires de l’usine en cinq ans à effectif constant, précise Vincent Bedouin. Pour l’exercice 2019 à clôturer en septembre prochain, nous nous attendons à un revenu de 60 millions d’euros pour l’usine actuelle. Pour notre future usine, nous ambitionnons d’atteindre 100 millions d’euros sur l’exercice fiscal 2025." Le projet représente un investissement initial d’une dizaine de millions d’euros. Un effort auquel s’ajouteront d’autres financements en fonction du scénario de croissance de la production. Pour les financer, Vincent Bedouin n'écarte pas l'idée d'un tour de table avec des partenaires financiers.

Deux cabinets d'architectes en compétition

Le dimensionnement de la future usine n’est pas encore décidé. Mais deux cabinets d’architectes sont mis en compétition pour imaginer le bâtiment. "Nous avons déjà des propositions intéressantes", confie le PDG qui préside We Network, le cluster de l’électronique du Grand Ouest, et occupe la vice-présidence du Comité stratégique de la filière électronique.

Cinq partenaires ont rejoint le projet : Microsoft dans l’analyse des données de production, Inventy dans le benchmarking des processus, PTC dans le pilotage de la qualité par l’Internet des objets, ASM Assembly Systems dans la connexion des machines d’assemblage de cartes électronique, et Orange dans la connexion d’équipements mobiles comme les AGV par la 5G. Au-delà de leur rôle de fournisseurs, ils veulent faire de l’usine de Lacroix Electronics le terrain d’expérimentation et la vitrine de leurs technologies pour l’industrie 4.0.  

30 chantiers Lean en place

Les expérimentations se déroulent à l’usine actuelle à Montrevault-sur-Evre avec l’objectif de définir les usages les plus pertinents de l’industrie 4.0 et les modalités de déploiement les plus efficaces dans la futur usine. "Pour des besoins de géolocalisation et de traçabilité, nous avons besoin de connecter des équipements qui bougent dans l’usine et le magasin, comme les robots, les AGV ou certaines machines, explique Vincent Bedouin. La 5G peut nous aider à limiter le déploiement de la fibre, tout en améliorant la redondance et la sécurité. Avec Orange, nous voulons voir ce que peuvent nous apporter l’augmentation des débits et la réduction des temps de latence, et déterminer les usages où le retour sur investissement est intéressant. "

Depuis moins d’un an, Lacroix Electronics travaille avec des consultants de Schneider Electric sur la remise à plat des processus industriels. " Ce qui est intéressant c’est qu’ils ont fait la transformation interne industrie 4.0 de Schneider Electric, note Vincent Bedouin. Nous bénéficions de cette expérience. Avec notre projet Symbiose, nous visons la rupture. C’est pourquoi nous avons lancé 30 chantiers Lean pour optimiser nos process. Car il n’est pas question d’appliquer le numérique sur des process déficients."  

 

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