Labso Chimie Fine promis à la fermeture

Le dernier site chimique en France du groupe allemand Boehringer Ingelheim, implanté à Blanquefort (Gironde) va fermer ses portes en juillet prochain. 53 emplois sont concernés.

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Labso Chimie Fine promis à la fermeture

Mercredi 14 novembre, les salariés de Labso chimie fine, seront dans les rues de Bordeaux (Gironde), répondant à l’appel des différents syndicats pour manifester contre les plans d’austérité en France .Une façon aussi pour les employés de Labso Chimie Fine d’être "sur le devant de la scène" selon Claude Vincent, délégué CGT de la filiale de Boehringer Ingelheim.

De fait, le 8 novembre dernier, la direction de l’entreprise a annoncé aux représentants du personnel le projet de fermeture dès juillet 2013, de ce site spécialisé dans la fabrication d’un principe actif, le dipyridamole qui entre dans la composition d’un médicament de prévention des accidents vasculaires cérébraux. "Le site est sur capacitaire. En 2011, les volumes n’ont représenté que 27 % de sa capacité disponible. Nous avons cherché des solutions. Notamment en essayant de vendre la PME. Nous n’y sommes pas arrivés", confie Thomas Roulet, directeur de Labso Chimie Fine.

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Depuis un certain temps, le groupe allemand compense chaque année par une dotation financière la surcapacité de l’usine girondine. Un montant qui varie selon les années entre 1 et 3 millions d’euros. Selon les projections de Boehringer Ingelheim, il faudrait injecter 5 millions d’euros en 2014. Une situation qui ne serait plus tenable.

"Cela fait une dizaine d’années que nous sommes sous perfusion et que le groupe nous accorde une enveloppe financière pour compenser nos surcapacités. Nous sommes coincés. Aucune diversification n’a jamais été lancée sur le site", estime Claude Vincent. Jeudi 15 novembre va se tenir une réunion du comité d’entreprise au cours de laquelle Thomas Roulet devrait présenter les contours du PSE. "Le dialogue est ouvert. Il faut se donner du temps. Nous ferons tout pour accompagner les salariés" répète-t-il. Le comité d’entreprise va missionner un expert pour trouver des alternatives.

En attendant, le processus de réorganisation du groupe dans le secteur chimie (cinq usines en Allemagne, Italie, Etats-Unis, France et Espagne) est en route. L’usine de Petersburg aux Etats-Unis a vu ses capacités de production réduites. La production du dipyridamole devrait être transférée dans l’unité espagnole du groupe qui déjà fournit 70 % des besoins.

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