Labso chimie fine ferme sa dernière usine en France

La filiale du groupe pharmaceutique allemand Boehringer Ingelheim, Labso chimie fine, va disparaître fin septembre. 53 emplois sont supprimés sur le site de Blanquefort (Gironde).

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Labso chimie fine ferme sa dernière usine en France

L’histoire de Labso chimie fine à Blanquefort (Gironde) s’est achevée cet été. L’usine, qui fabriquait des principes actifs pour les médicaments, a officiellement cessé son activité le 31 juillet. La production va être délocalisée en Espagne. La fermeture avait été annoncée le 9 novembre 2012 par la direction de Labso chimie fine. Le site était jugé "largement sur-capacitaire", étant donné la "demande limitée" au niveau mondial pour sa production principale, le Dipyridamole, principe actif d'un médicament de prévention des accidents vasculaires.

"Cela fait une dizaine d’années que nous sommes sous perfusion et que le groupe nous accorde une enveloppe financière pour compenser nos surcapacités. Nous sommes coincés. Aucune diversification n’a jamais été lancée sur le site", regrette Claude Vincent, délégué CGT. "99 % de la production servait à fournir Boehringer Ingelheim, client quasi unique du site de Blanquefort", poursuit-il.

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Conséquence du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) : 53 emplois sont supprimés. La reconversion s'annonce difficile pour le personnel. Les deux tiers des employés ont plus de 45 ans, et beaucoup d'entre eux ont plus de 30 ans d'ancienneté. Selon la direction, 16 personnes auraient trouvé une solution de reclassement. Depuis le 1er août, une dizaine de personnes restent sur le site pour participer au démantèlement des installations et assurer la continuité administrative, jusqu’au 30 septembre.

En service depuis 1962, l’usine était passée depuis 1969 dans le giron de Boehringer Ingelheim, qui emploie 44 000 collaborateurs dans le monde. Elle est à vendre. Mais, pour l’heure, aucun acheteur ne s’est manifesté. "C’est un immense gâchis", se désole Claude Vincent.

Nicolas César

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