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L'Usine Auto

La voiture connectée selon PSA

Pauline Ducamp , , ,

Publié le

PSA concentre sa recherche et développement sur le véhicule connecté et autonome. Le groupe collabore pleinement avec start-up et universités dans une démarche d’open innovation.

La voiture connectée selon PSA © PSA

Une voiture qui reconnaît son conducteur, contrôle son niveau de fatigue ou envoie via la lumière de l’habitacle des données aux passagers assis à l’arrière, ce n’est pas K2000 mais la voiture de demain made in PSA. Le groupe français se concentre actuellement sur différentes solutions pour concevoir une voiture communicante, avec son environnement et avec ses passagers.

"PSA a ainsi créé une business unit dédiée à ce projet pour mieux comprendre les usages des clients car, via les smartphones, nous sommes déjà connectés, confirme la directrice de ce département Brigitte Courtehoux. PSA doit créer un univers où le client passe du smartphone au véhicule sans coupure".

Internet via la lumière

Pour développer le véhicule communicant, PSA travaille avec des universités et des start-up en open innovation, avec un objectif : proposer des innovations de rupture. "Nous prenons des technologies existantes, puis nous les détournons de leurs usages", résume Saran Diakité Kaba, designer et responsable innovation. C’est cette philosophie qu’ont utilisée les ingénieurs de PSA pour intégrer le LiFi à leurs véhicules. Le groupe a travaillé avec le spécialiste de cette technologie en France, la start-up Oldecomm. Des doctorants à l’université de Saint-Quentin en Yvelines, impliqués dans Oldecomm, ont fait le lien avec PSA, où ils réalisaient des travaux.

Cette technologie Light Fidelity transmet les données via la lumière. Il suffit d’allumer le plafonnier à LED à l’avant du véhicule et de lancer l’application dédiée sur une tablette. Le passager avant peut alors se connecter au réseau et partager des données avec les autres passagers à l’arrière, s’ils allument eux aussi les plafonniers. "Le débit est au minimum deux fois plus élevé qu’avec le WiFi et nous répondons ainsi aux personnes qui s’inquiètent de la transmission de données par les ondes", explique un ingénieur de PSA.

La voiture reconnait le conducteur

La voiture communicante passe aussi par le smartphone. PSA a ainsi conçu My Car, une application qui relie véhicule et mobile. L’utilisateur peut enregistrer toutes ses préférences de climatisation, régulateur de vitesse ou encore musique dans l’apps, qui les transmet au véhicule quand le conducteur s’installe au volant. "On passe du véhicule comme un élément performant, technologique à une voiture vécue comme une expérience de voyage", précise Saran Diakité Kaba. A terme, ce genre d’application pourrait également régler automatiquement siège et rétroviseur. L’outil ne se destine pas qu’aux particuliers : l’autopartage ou les flottes d’entreprise pourraient aussi le solliciter.

Le véhicule roule tout seul dans les bouchons

My Car pourra à terme se coupler au système de surveillance du conducteur. Avec une caméra placée au-dessus du volant, le véhicule "monitore" le conducteur. Position du visage, clignements des yeux, il traque les signes de fatigue ou d’inattention pour avertir le conducteur qu’une pause s’avère nécessaire. A terme cependant, le conducteur devrait de moins en moins conduire. PSA est capable de faire rouler un véhicule sur route en totale autonomie, c’est le Traffic Jam Assist. Dans les embouteillages, via des capteurs et une caméra au centre du pare-brise, la voiture se repère sur la route. Elle adapte sa vitesse et distance de sécurité au véhicule devant elle, le conducteur peut pendant ce temps effectuer d’autres tâches.

Des solutions sur la route dès 2015

"Dès l’année prochaine, PSA associera ces différentes briques technologiques pour s’approcher du véhicule autonome, précise Jean-Marc Finot, directeur de l’ingénierie et de la recherche avancée chez PSA. Les premières applications arriveront sur les voitures de série fin 2016". D’ici là, les différents constructeurs et équipementiers européens font du lobbying auprès des pouvoirs publics pour faire évoluer la législation autour de ces nouveaux véhicules plus autonomes.

Pauline Ducamp

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