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L'Usine Energie

La voie étroite du nouveau patron de General Electric

Manuel Moragues

Publié le

Infographie Nommé le 1er octobre à la tête de General Electric, Lawrence Culp a une mission : générer du cash au plus vite. Et ce en héritant d'un groupe déjà en démantèlement et dont la première activité, l'énergie, est à la peine. Sans compter une dette devenue menaçante.

La voie étroite du nouveau patron de General Electric
Lawrence Culp a pris la tête de General Electric le 1er octobre.
© GE

Que va bien pouvoir faire le nouveau patron de General Electric ? Nommé PDG le 1er octobre, Lawrence Culp a pour mission de générer du cash au plus vite. Mais sa marge de manoeuvre est bien étroite. Son prédécesseur, John Flannery, demandait de la patience aux investisseurs, mais il avait déjà déclenché un big bang en lançant le démantèlement du groupe.

Réduit à trois activités industrielles, le nouveau GE combinait trois ingrédients. L'encombrant héritage, avec sa plus grosse division, l'historique Power en difficulté face à un marché des turbines à gaz et à charbon en berne. L'avenir, avec la division Energies renouvelables (éolien et hydro) censée être un axe de croissance lié à la transition énergétique mais avec des marges réduites par le fort niveau de compétition dans l'éolien et la fin des grands projets hydroélectriques. La vache à lait, avec la division Aviation et ses marges très élevées.

Un géant amputé d'un tiers

Lawrence Culp ira-t-il plus loin que John Flannery dans le démantèlement du groupe ? Les difficultés de Power, dont les marges ont chuté de 45% en 2017, sont loin d'être terminées, avec un marché des centrales à gaz qui ne devrait pas repartir avant 2020 selon les prévisions de John Flannery.

Le grand rival Siemens est confronté au même problème, avec une chute de 56% des profits de sa division Power & Gas sur la période avril-juin. Les deux géants ont tous deux lancé des restructurations massives de leur activité Power, avec des milliers de suppressions d'emplois à la clé. Ce n'était peut-être qu'un début.

Siemens envisagerait même de vendre cette division, selon des informations de Bloomberg parues en juin. Après avoir rivalisé pour acquérir la branche énergie d'Alstom en 2014, GE et Siemens vont-ils se retrouver cinq ans plus tard dans une course à la vente de leur division Power ?

Le problème pour Lawrence Culp est que vendre encore des activités obèrerait la future génération de trésorerie du groupe. Et ce alors que les investisseurs s'impatientent de retrouver les hauts niveaux de dividende auxquels ils étaient habitués et que GE doit faire face à une dette de plus de 75 milliards de dollars selon Moody's.

PDG de Danaher de 2000 à 2014, Lawrence Culp est crédité d'avoir fait passer le groupe de fabricant de produits traditionnels comme des pompes à essence et des camions à un géant à la pointe des technologies biomédicales pesant 22 milliards de dollars de ventes. Il est présenté outre-Atlantique comme un champion de l'excellence opérationnelle, fervent adepte du kaizen.

"Nous travaillerons très fort au cours des prochaines semaines pour atteindre un niveau d'exécution supérieur, et nous agirons de toute urgence. Nous demeurons déterminés à renforcer le bilan financier, en incluant le désendettement", a déclaré Lawrence Culp dans le communiqué de GE du 1er octobre. GE a pour habitude de présenter ses perspectives en décembre. Lawrence Culp a moins de trois mois pour trouver sa potion magique.

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