La vigueur de la demande dans le luxe porte PPR au 1er semestre

PARIS (Reuters) - PPR a vu ses performances opérationnelles semestrielles portées par le luxe qui profite d'une demande dont la vigueur ne se dément pas.

Partager

Le groupe de luxe et de distribution, propriétaire de Gucci, Puma, Redcats et la Fnac, a vu ses ventes progresser de 7,3% au premier semestre à 7,2 milliards, un chiffre proche du consensus des analystes interrogés par Reuters (7,13 milliards).

Comme Hermès, LVMH ou Burberry, avant lui, le pôle luxe de PPR a largement dépassé les attentes des analystes, avec une croissance organique de 23,2% et de 24,4% sur le seul deuxième trimestre (contre 19% prévus), marquant encore une accélération par rapport à un bond en avant de 22% au premier trimestre.

A l'inverse, le pôle distribution, destiné à être cédé par le groupe, a vu ses ventes semestrielles reculer de 1,4% (en données comparables), plombé par de mauvaises performances de la Fnac (-3,2%) aux prises avec un environnement extrêmement difficile en France, tandis que Redcats (vente à distance) a mieux résisté (+0,8%).

L'équipementier sportif Puma a vu ses ventes augmenter de 9,4%.

Le résultat opérationnel courant a progressé de 14,5% à 749 millions d'euros (730 millions attendus) et le résultat net hors exceptionnels a grimpé de 24% à 466 millions d'euros.

Le titre PPR a clôturé à 129,85 euros à la Bourse de Paris jeudi, signant une hausse de 9% depuis le début de l'année, pour une capitalisation boursière de 16,3 milliards d'euros.

A ces niveaux de cours, la valeur se traite sur des multiples de valorisation de 13,4 fois ses bénéfices estimés pour 2012, loin derrière les "purs" acteurs du luxe comme LVMH (19 fois) ou Richemont (16,4 fois).

Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot

Partager

LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS