Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

La vente de STX France est en marche

Publié le

Depuis trois ans, STX France est à vendre. Alors que les difficultés de son actionnaire principal STX Offshore & Building s’accumulent, le dossier avance très sérieusement côté Français, avec une offre d'un consortium et une autre d’un industriel. Le ministère de l’Economie, très actif, joue la grande muette.

La vente de STX France est en marche

La vente de STX France se précise. Les difficultés de son actionnaire principal, le Coréen STX Offshore & Building, remontent à 2013. Dès cette époque, il avait cherché à vendre STX France, en vain. Placé sous administration judiciaire depuis trois mois, il présentera le 9 septembre 2016 un plan de sauvetage au tribunal de Séoul. Côté Français, on ne s’est pas laissé assoupir par la chaleur de l’été. Le travail effectué par le ministère de l’Economie semble payer, qui est face à deux pistes sérieuses pour reprendre les 66,6% détenus par la maison-mère, l’Etat détenant le tiers restant. D’une part un consortium d’acheteurs, d’autre part un industriel. Impossible d’en savoir plus. Côté Bercy, c’est le black-out total. Mais l’objectif est bien de conclure la vente avant la fin de l’année, avec un repreneur sinon français, du moins européen.

La Région prête à entrer au capital

Avec un carnet de commandes plein jusqu’en 2025 et un formidable outil industriel, STX Saint-Nazaire est bien plus attirant qu’il y a encore trois ans, quand l’avenir du chantier était suspendu au gain d’une commande de deux paquebots pour MSC Croisières. L’Etat qui refusait d’augmenter sa participation pourrait assouplir aujourd’hui sa position, si cela était nécessaire pour boucler le dossier. Et Bruno Retailleau, président de la région Pays de la Loire a rappelé dans une lettre envoyée à Michel Sapin que "l’avenir des chantiers STX est un enjeu majeur" et réitéré l’idée d’une éventuelle entrée au capital de la Région, dans le cadre d’un tour de table financier. Une proposition qui a l’heur de plaire aux responsables syndicaux de STX.

En 2014, l’intérêt manifesté par l’italien Fincantieri n’avait pas abouti. Aujourd’hui, l’entrée au capital de DCNS serait envisageable. Les deux chantiers collaborent dans le cadre d’un contrat de maintien en condition opérationnelle de bâtiments militaires, et la capacité de STX de construire des grands navires pourrait intéresser DCNS. Hors de France, le hollandais Damen serait également une piste possible. Et Fincantieri pourrait aussi reconsidérer sa position.

 

Réagir à cet article

1 commentaire

Nom profil

08/09/2016 - 14h11 -

Il est temps de "re-nationaliser" cette entreprise stratégique
Répondre au commentaire

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle