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La vente de Rodier et Fadini solde l'empire VEV

Publié le

Les deux principales filiales du groupe VEV ont trouvé leur repreneur.

Le tribunal de commerce de Roubaix-Tourcoing a validé les offres de reprises présentées pour deux des principales filiales du groupe textile VEV, mis en redressement judiciaire en janvier dernier (lire « L'U.N. » n° 2901). Très convoitée, la marque de prêt à porter féminin Rodier tombe dans l'escarcelle de Folia, un trader parisien spécialisé dans l'univers de la maille (47,2 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2003). Seconde filiale cédée, le fabricant de tissus d'ameublement Boussac-Fadini est repris par l'éditeur et fabricant de tissus Pierre Frey (60 millions d'euros de chiffres d'affaires). A ce jour, seul le fabricant de chemises Rousseau, reste chez VEV. Le tribunal doit statuer dans les prochaines semaines.

Mettre en place un réseau commercial homogène

Le périmètre retenu par Folia, qui a déboursé 6 millions d'euros dans l'opération, porte sur les deux entités opérationnelles de Rodier. La première, Rodier distribution (21 boutiques françaises). La seconde, Rodier SAS (création et marketing du groupe). C'est sur celle-ci que le patron de Folia, Joseph Cohen, compte s'appuyer pour remettre l'ensemble sur les rails. « Pour alimenter le réseau de boutiques, nous allons lancer dès maintenant la collection d'hiver », déclare-t-il. Rodier ne disposant plus d'outil industriel depuis la liquidation de son usine de Cambrai (Nord), Folia mettra à contribution ses partenaires industriels asiatiques et indiens. Une fois les stocks reconstitués, le groupe devra s'attaquer au réseau commercial en le rendant suffisamment homogène pour accompagner le retour de la marque dans les meilleures conditions. Joseph Cohen a déjà prévu d'entamer la tournée des franchisés et des affiliés afin de connaître leurs intentions. Dans les grands magasins, les meilleurs « corners » (36 sur 66) ont d'ores et déjà été retenus par le nouveau propriétaire. Enfin, seuls trois magasins d'usine - Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Cambrai et Hem (Nord) - sur les sept exploités jusqu'alors par la marque, resteront ouverts. Objectif : diminuer la part des ventes de second choix au profit des collections proposées dans les boutiques. Le succès de la remise à flot de Rodier dépendra en premier lieu de la capacité du futur réseau commercial à redynamiser une marque vieillissante.

Des synergies possibles

Le repreneur de Boussac-Fadini, Pierre Frey, devrait avoir la tâche plus facile. L'alliance permet, en effet, à l'éditeur, spécialisée lui aussi dans les tissus d'ameublement, d'élargir son offre à la soierie de Baldini, ainsi qu'aux textiles de décoration « non-feu » de Boussac utilisés dans l'hôtellerie. L'ex- filiale de VEV devrait retrouver des conditions d'achat plus favorables, compte tenu de la taille du nou- vel ensemble. En 2003, Boussac- Fadini, avait dû délocaliser sa production et reconstituer dans l'urgence un portefeuille de fournisseurs après la vente de son outil industriel CDT (Compagnie de Développement Textile). Le tisseur avait alors rencontré de gros retards de livraison, notamment dans ses filiales commerciales aux Etats-Unis, en Italie, en Allemagne et en Espagne.

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