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L'Usine Auto

La veille de sa quatrième arrestation, Carlos Ghosn a dénoncé l'influence de Nissan en France

Simon Chodorge , , , ,

Publié le

Vidéo Carlos Ghosn parle face caméra pour la première fois depuis son arrestation en novembre 2018. Libéré sous conditions le 6 mars, l'ancien patron de Renault-Nissan a été de nouveau arrêté le 4 avril pour des soupçons de malversations financières. La veille, dans un entretien à TF1/LCI, le magnat de l'automobile dénonçait l'influence de Nissan en France et appelait à l'aide le gouvernement français.

La veille de sa quatrième arrestation, Carlos Ghosn a dénoncé l'influence de Nissan en France
Carlos Ghosn parle face caméra pour la première fois depuis son arrestation en novembre 2018.
© TF1/LCI / Capture d'écran

Jeudi 4 avril, Carlos Ghosn a été arrêté pour la quatrième fois au Japon. Le sort du dirigeant est toujours en suspens à l’heure actuelle : aura-t-il le droit de rester en liberté surveillée ou va-t-il retourner en prison ? En tout cas, cette interpellation signale un changement de cadence dans une affaire qui dure depuis novembre 2018. Confiné au départ aux comptes de Nissan, le scandale s’amplifie côté français avec des révélations de Renault. Mercredi 3 avril, à la veille de ce rebondissement, l’ancien patron de Renault-Nissan continuait de défendre son innocence dans un entretien accordé à TF1/LCI.

Pour Carlos Ghosn, le complot de Nissan s’étend en France

Face (web)caméra, depuis les bureaux de ses avocats, Carlos Ghosn balaye les accusations. “Mensonges”, “rumeurs” et “faits sortis de leur contexte”, assène-t-il. Le magnat déchu de l’automobile est pourchassé par les journalistes depuis sa remise en liberté surveillé le 6 mars mais c’est la première fois qu’il s’exprime ainsi à la télévision depuis sa première arrestation du 19 novembre 2018.

Comme précédemment, l’ex-PDG de Renault dénonce un complot de Nissan et suggère maintenant qu’il s’étendrait en France : "Il y a eu une démolition systématique et on sait très bien quelle en est l'origine. Il y a quelques personnes à l'intérieur de Nissan qui sont à l'origine de ça. Ils bénéficient de complicités à l'extérieur de Nissan. Ils ne se sont pas contentés d'influencer et d'agir au Japon. Ils agissent à l'extérieur du Japon et notamment en France."

En France, les soupçons s’accumulent contre Carlos Ghosn. Auparavant, certains administrateurs comme Thierry Bolloré témoignaient prudemment de leur solidarité avec lui. Ces derniers jours, le conseil d’administration a multiplié les charges contre son ancien président. C’est Renault qui a signalé à la justice des flux suspects vers Oman, ceux-là même qui ont justifié une quatrième arrestation au Japon. Le 3 avril, le conseil a également relevé “des pratiques contestables et dissimulées” de Carlos Ghosn après une mission de vérification de la direction de l'éthique.

“Je fais appel au gouvernement français”

Dans son entretien à TF1/LCI, l’industriel libano-brésilo-français s’adresse également au gouvernement français. "Je fais appel au gouvernement français pour me défendre, pour préserver mes droits en tant que citoyen pris dans un engrenage incroyable à l’étranger”, déclare-t-il.

Il n’est pas sûr que le SOS soit entendu. Jeudi 4 avril, comme tout au long de l’affaire, le gouvernement continue de garder ses distances avec l’affaire. Le ministre de l’Économie et des Finances a toutefois rapporté “de nouveaux éléments” sur le plateau de RMC/BFMTV. "Il y a de nouveaux éléments qui sont apparus qui étaient suffisamment importants pour mériter d'être transmis à la justice", a rapporté Bruno Le Maire tout en refusant de se prononcer sur ces éléments. "Il bénéficie de la protection consulaire, que nous lui garantissons et de la présomption d'innocence", a simplement ajouté le ministre.

La théorie du complot tient-elle ?

Cette arrestation intervient au lendemain d’un message de Carlos Ghosn dans lequel il promettait de dire “la vérité” lors d’une première conférence de presse prévue le 11 avril. Pour certains commentateurs, le rapprochement est tentant entre cette annonce et la nouvelle arrestation du dirigeant.

Il faut rester prudent sur cette théorie. Avant l’annonce de la conférence de presse, la menace d’une nouvelle interpellation planait déjà sur l’industriel. Au moment de l'entretien avec TF1/LCI, il se disait sûr “à 90%” d’être à interpellé. Les médias japonais avaient également rapporté des informations selon lesquelles la justice japonaise préparait un dossier d’accusation.

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