La transition énergétique et le flou de l’emploi

La transition énergétique sera source de création et de destruction d’emplois. Le Conseil économique, social et environnemental préconise la mise en place d’outils capables de prévoir les impacts des choix qui seront faits.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

La transition énergétique et le flou de l’emploi

Ce mardi 8 janvier, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) dévoilait deux rapports : "La transition énergétique : 2020-2050 – un avenir à bâtir" et "Efficacité énergétique : un gisement d’économies ; un objectif prioritaire". Sans surprise, le CESE s’inquiète des changements climatiques. Il demande une mobilisation forte de l’ensemble des acteurs sur les questions de sobriété énergétique, d’évolution du mix énergétique, et de la valorisation des énergies renouvelables, etc. Mais, plus inattendu, le Conseil alerte les acteurs du débat sur la transition énergétique à propos de la création et la destruction d’emplois.

Les rapporteurs demandent que "les études environnementales et socio-économiques d’impacts […] soient conduites avant de prendre toute décision relative à la transition énergétique et notamment au choix de tel ou tel scénario d’évolution du mix". Selon l’Assemblée consultative, le chiffrage des emplois de l’énergie et leur évolution est complexe. Le nucléaire varie de 85 000 emplois directs à 125 000, selon les sources (Insee ou PwC). Dans les énergies renouvelables, le décompte des emplois varie du simple au double : 51 800 pour le Service de l'observation et des statistiques (SOeS) et 99 246 pour le Syndicat des énergies renouvelables (SER).

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Si l’existant est flou, le potentiel de création et de destruction d’emplois l’est encore plus. Areva a indiqué à la commission en charge du rapport une destruction de 250 000 emplois directs et indirects liés à la diminution de la part du nucléaire à 50 % en 2025. Le SER évoque la création de 124 000 emplois avec une part des énergies renouvelables à 25 % à cette même date. WWF parle de 684 000 emplois à créer dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. "Ces écarts de visions illustrent la nécessité de créer aujourd’hui des référentiels de données et de calculs incontestables et partagés", demandent les rapporteurs.

Ces recommandations interviennent alors que le grand débat sur la transition énergétique est ouvert en France depuis fin novembre. Après une phase de constitution des participants et de coordination d’un calendrier, les travaux doivent rentrer dans le vif du sujet durant ce premier semestre 2013. L’objectif est de définir les moyens pour respecter les engagements du Président Hollande de diminuer la dépendance de la France vis-à-vis du nucléaire et des ressources fossiles.

Ludovic Dupin

Les bas prix de l’énergie pour la compétitivité

Dans son avis sur la transition énergétique, le CESE affirme que « toute réflexion sur la transition énergétique doit  intégrer l’objectif de préserver dans le futur mix un service de l’électricité à coûts de production réduits ». L’objectif est de protéger les ménages mais aussi de préserver la compétitivité de secteurs clés de l’économie. En guise d’avertissement, le CESE rappelle que l’électricité est aujourd’hui 27 % inférieure aux prix moyen de l’Union Européenne. Mais en parallèle, depuis le 1er janvier 2012, le prix du gaz a augmenté de 8,4 % et celui de l’électricité de 3,4 %.

 

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER Economie Social et management
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes... Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS