La tourmente continue pour Renault

Rebondissements en cascade dans l’affaire Renault. Le changement de qualification d’espionnage en escroquerie n’y fait rien. Les révélations se multiplient.

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La tourmente continue pour Renault

Information fracassante pour Renault : le constructeur aurait espionné l’ordinateur d’un des trois cadres suspectés d’espionnage, Matthieu Tenenbaum. Selon le quotidien France Soir, qui révèle l’information, la direction aurait fait fouiller à distance l’ordinateur personnel du cadre. Une œuvre de deux salariés de Renault, selon le journal. L’un serait responsable de la protection de l’information et l’autre en charge de la conformité et des enquêtes informatiques à la direction du plan et de l’architecture informatiques. Ils auraient procédé à des récupérations de données personnelles du cadre et ce, après l’ouverture de l’enquête préliminaire ouverte pour espionnage industriel.

Autre épine dans le pied pour le constructeur automobile : les critiques en provenance de Chine. Le ministère chinois du Commerce appelle Renault et l’Etat français à la vigilance contre les accusations vicieuses énoncées contre la Chine pour vol de technologies. Dans le cadre de l’affaire Renault, le constructeur avait évoqué une filière organisée internationale et des informations de presse avaient affirmé que la Chine était le bénéficiaire de cet espionnage.

Un agent belge dans le jeu de l'escroquerie ?


Dernière révélation en date : le constructeur se trouve au coeur des critiques de l'avocat de Dominique Gevrey, Monsieur sécurité du groupe. Me Jean-Paul Baduel fait savoir le 22 mars en fin de journée que son client mis en examen et incarcéré pour escroquerie en bande organisée « n'a fait qu'appliquer les ordres de la direction de Renault, passée en mode paranoïaque ». Cette déclaration intervient le jour où le responsable de la sécurité était convoqué par la direction pour entretien préalable de licenciement.

Un rendez-vous qu'il ne pouvait pas honorer du fait de son incarcération. Le « Monsieur sécurité » du groupe aurait donné le nom de la source à l’origine des accusations d’espionnage au cours du week-end. Il pourrait s’agir d’un ancien agent des services secrets belges.

C’est dans le cadre de cette enquête pour escroquerie en bande organisée ouverte à Paris que Renault s’est constitué partie civile le 21 mars. « Une manière de permettre au constructeur de coopérer au plus près dans la recherche de la vérité », selon son avocat, Me Jean Reinhart.

Cadre débouté


La recherche de la vérité pourrait être plus difficile pour l’ex-directeur marketing clients du constructeur, Philippe Clogenson. Il a été débouté de sa demande d’accès aux documents ayant conduit à son licenciement en 2009, par décision du tribunal de grande instance de Nanterre le 21 mars.

« Dans la mesure où il n'est produit par M. Clogenson aucun élément de nature à rendre vraisemblable la détention par la société Renault de documents relatifs à l'existence de comptes bancaires détenus par celui-ci à l'étranger, ni de notes blanches émanant de services de sécurité et le mettant en cause, sa demande de production, faute d'être pertinente, ne peut être accueillie », a estimé le tribunal.

Selon le Figaro, le cadre pourrait faire appel de la décision. Le 14 mars, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, avait estimé que le cas de ce cadre avait fait avancer l’enquête sur les trois cadres mis en cause, en prouvant notamment que Renault avait divulgué des informations fausses.

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