La tension monte à PSA Aulnay

Un cadre a été séquestré mercredi 17 octobre par plusieurs dizaines de salariés proches des syndicats Sud, CGT et CDFT.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

La tension monte à PSA Aulnay

Le dialogue s’est durci à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). A la suite d’une manifestation mercredi en début de matinée d’une centaine de personnes, le responsable du personnel du secteur du montage a été retenu dans un local pendant une dizaine d’heures.

Le cadre a été libéré vers 22 heures, avant d’être raccompagné chez lui par les pompiers, un médecin du travail et un psychologue.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Tout débute dès le 16 octobre. Un groupe mené par des salariés syndiqués CGT, Sud et CFDT forcent le bureau du directeur de l’usine Laurent Vergely. Ils protestent contre les retenues sur salaires subies par plusieurs employés lors d’arrêts de travail.

"Ca représente 100 à 200 euros perdus, explique le représentant CFDT Ehaïl Harbi. Pour des salariés qui gagnent 1100, 1200 euros, c’est dur". Après 1h30 de discussions, le directeur du site signe un accord s’engageant à payer les heures. La direction générale refuse de valider cet accord car "il a été acquis sous la contrainte", explique-t-on chez PSA.

Dissension

Mercredi matin, nouveau rassemblement à Aulnay-sous-Bois. La direction s’est mise à l’abri, quand les bureaux sont de nouveau envahis par quelques dizaines de salariés.

C’est à ce moment que le responsable du personnel du secteur du montage, seul encadrant présent, est enfermé dans un local. "C’est une vraie prise d’otage, une action menée en toute lâcheté par une trentaine de personnes, s’indigne Eric Charlier, délégué CFE-CGC à Aulnay. C’est une action de voyou, ce n’est pas du syndicalisme !". Le syndicat des cadres a décidé de rompre le dialogue avec la CGT et Sud.

Au SIA, le syndicat maison majoritaire, même désaveu de l’action de mercredi. "On ne résout rien avec la violence. En faisant cela, on donne des arguments à la direction, cela joue en notre défaveur", a estimé la déléguée SIA Tanja Sussest. La CGT et la CFDT nient la séquestration d’un responsable.

"C’est une discussion qui a duré plus longtemps que prévue, le responsable pouvait se déplacer librement dans le bâtiment. Il n’y a pas eu séquestration", explique un représentant de la CFDT.

La direction de PSA n’a de son côté pas encore décidé si elle allait porter plainte. "Ce débordement n’est pas représentatif des organisations syndicales et de la majorité des salariés d’Aulnay-sous-Bois", a précisé le groupe.

Depuis plusieurs semaines, les relations sont tendues entre organisations syndicales mais aussi avec une partie des salariés du site d’Aulnay-sous-Bois. Beaucoup d’employés non syndiqués souhaitent se voir proposer des solutions de reclassement interne ou externe.

Le plan d’économies de PSA prévoit la suppression de 3 000 emplois à Aulnay et court jusqu’en juillet 2013.

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER L’actu de vos régions
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes... Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS