La taxe anti-briquets chinois ne serait pas reconduite par Bruxelles

L'Union europénne ne devrait pas reconduire la taxe anti-dumping qui protégeait depuis plus de 20 ans le marché européen de l'importation de briquets fabriqués en Chine. Le français Bic avait menacé en novembre de réexaminer un projet d'investissement de plusieurs dizaines de millions d'euros sur son site de Redon.

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La taxe anti-briquets chinois ne serait pas reconduite par Bruxelles

La taxe anti-dumping sur les briquets chinois ne sera pas reconduite par l'Union européenne, a indiqué lundi 26 novembre une source proche du dossier à l'AFP. Selon Bruxelles, l'ouverture du marché du Vieux continent au briquets chinois ne causerait pas de dommage à l'industrie européenne.

Ce n'est pourtant pas l'avis de Bic. Le groupe français, craignant de perdre son leadership sur le marché européen, avait menacé à la mi-novembre de réexaminer des investissements de plusieurs dizaines de millions d'euros prévus sur son site de Redon, en Bretagne.

Cette usine, qui emploie près de 300 personnes, assure la fabrication de la majeure partie des 300 millions briquets à molette produits par an par le groupe.

Une taxe déjà contournée par des pays asiatiques

Mise en place depuis 21 ans, la taxe anti-dumping, d'un montant de 6,5 centimes d'euros, se traduisait par un doublement du prix des briquets chinois - réputés plus dangereux - sur le marché européen. Mais elle a déjà été contournée par d'autres pays asiatiques, le Vietnam notamment, contre lequel Bic a demandé l'ouverture d'une enquête en juin dernier.

Selon la source de l'AFP, deux conditions doivent être réunies pour aboutir à la mise en place d'une taxe anti-dumping : la preuve qu'il existe bien des pratiques contraires à la libre-concurrence et que l'importation d'un produit provoquerait un dommage pour un secteur donné.

Or, pour la Commission, Bic n'a "fourni aucune preuve qu'il existait un dommage", a indiqué la source, soulignant que la marge d'exploitation de Bic s'élevait à environ 40% dans le secteur des briquets.

Incompréhension chez Bic

François Bich, patron de l'activité briquets du groupe, n'a pas caché sa déception en déclarant au Figaro : "Nous ne comprenons pas. On fait un cadeau à ceux qui trichent. Il y a de quoi être inquiets pour l'industrie européenne si c'est comme ça qu'on est défendus".

La Commission européenne a transmis sa proposition aux Etats membres, qui doivent rendre un avis consultatif. La décision définitive doit être prise le 12 décembre. Les mesures anti-dumping peuvent être imposées pour une durée de cinq ans, renouvelables après examen. Si la taxe n'était pas renouvellée, Bruxelles a assuré qu'il continuerai à surveiller le marché, rappelant que les contrôles concernant la sécurité étaient de la responsabilité des Etats membres.

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