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"La supply chain du futur sera collaborative", affirme Slimane Allab de JDA Software

Frédéric Parisot ,

Publié le

Entretien Pour réduire les temps de mise sur le marché de leurs produits, les industriels doivent faire évoluer la gestion de leur chaîne d’approvisionnement (supply chain) pour la rendre plus réactive. Un moyen d’y arriver est de rendre sa supply chain collaborative, rapporte Slimane Allab, vice-Président de JDA Software, éditeur spécialisé dans les outils de gestion de la supply chain.

L’Usine Nouvelle : La manière de gérer sa supply chain a-t-elle évolué ces dernières années ?

Slimane Allab : Nous sommes en plein changement de paradigme. Pendant des décennies, les industriels ont considéré que gérer une supply-chain, c’était seulement acheminer des produits jusqu’aux clients. Depuis peu, ils prennent conscience que c’est aussi savoir gérer les relations avec tous les acteurs de la chaîne. Nous pensons que la supply chain du futur sera collaborative, qu’elle intégrera les clients mais aussi les fournisseurs. Apporter de l’efficacité dans la gestion d’une supply-chain, tous les outils informatiques du marché savent le faire, mais désormais la vraie valeur ajoutée c’est la collaboration. En interne également, il faut faire collaborer le stratégique et l’opérationnel, afin que les informations soient contextualisées et mises à jour de plus en plus rapidement.


Qu’entendez-vous par faire collaborer le stratégique et l’opérationnel ?

Jusqu’à présent les industriels avaient l’habitude de planifier d’un côté, et d’exécuter de l’autre. Ces deux activités étaient assurées par des logiciels indépendants. Mais aujourd’hui pour être agile il faut savoir faire les deux même temps. Depuis une quinzaine d’années les dirigeants s’appuient sur des systèmes S&OP (Sales and operations planning) pour la planification stratégique : ils gèrent les lancements de nouveaux produits ou de nouvelles usines, avec un horizon de 12 à 48 mois, mais cela ne correspond plus à la réalité des marchés. Les temps de cycles de raccourcissent. Prévoir n’est plus suffisant, il faut savoir réagir, c’est pourquoi les industriels doivent donc se doter d’outils de réactivité qui couvrent tous les horizons, de l’année jusqu’à la semaine.

Quels bénéfices les industriels peuvent-ils espérer en tirer ?

Etre réactif, et à terme devenir proactif, cela sert à éviter les pics de charge, mais aussi à mieux gérer les ressources humaines, car dans les entrepôts il n’y a pas que des produits, il y a aussi des hommes. Cette réactivité est d’autant plus importante qu’aujourd’hui de plus de plus d’industriels sont assujettis à des systèmes de bonus-malus sur les quantités et les délais. Cette pratique a touché la distribution il y a une vingtaine d’années, puis le secteur automobile il y a une dizaine d’années, désormais les industriels de tous secteurs signent des contrats qui intègrent des pénalités de retard. Aujourd’hui, toute supply chain non maîtrisée est susceptible de générer des pénalités. Au final, avoir une organisation collaborative et réactive permet d’améliorer la qualité de service, mais aussi les résultats financiers de l’entreprise.

Propos recueillis par Frédéric Parisot

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