"La supply chain du futur passe par plus de digitalisation", selon Eric Desbonnets de Coca-Cola European Partners (CCEP)

Alors que Coca Cola fête ses 100 ans de présence dans l'hexagone, Eric Desbonnets, vice-président Supply Chain du groupe revient sur les derniers investissements du géant américain dans l'hexagone.

Partager

Coca Cola a investi 184 millions d'euros dans ses usines en France

L'Usine Nouvelle - Coca Cola est installé en France depuis 100 ans, comment préparez-vous les 100 prochaines années ?

Eric Desbonnets - Notre stratégie commerciale repose actuellement sur deux piliers : une diversification de produits incarnés par le rachat de Tropico ou le lancement de Fuze Tea, mais également une plus grande variété sur nos formats puisque le consommateur veut des emballages adaptés à ses modes de consommation. Pour répondre à ces défis, nous nous devons de transformer notre capacité de production. Depuis 2012, plus de 184 millions d’euros ont été investis dans nos cinq usines françaises. Ces investissements nous permettent d’élargir notre gamme et de diversifier nos formats.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

En fin d’année dernière, Coca-Cola a annoncé un investissement de 19 millions d’euros dans l’usine de Dunkerque. A quoi correspond cet investissement ?

L’usine de Dunkerque est notre plus grande unité de production en France. Nous sommes en train de transformer en profondeur ce site. Il incarne la transformation de l’entreprise. Il a la capacité de produire des boissons carbonatées et des boissons plates grâce à la technologie aseptique. Le site produit des canettes et des bouteilles en PET et demain des bouteilles en verre. Au cours de ces trois dernières années, quatre lignes de production sur les six ont été renouvelées entièrement pour les rendre plus polyvalentes .

L’investissement annoncé en novembre dernier concerne une ligne à haute cadence, qui produit 55 000 bouteilles en verre par heure. Cette ligne sera dédiée aux bouteilles en verre et concernera aussi bien les boissons carbonatées que plates. Avec cet investissement, l’usine de Dunkerque illustre notre stratégie d’élargissement, de diversification de gamme et notre stratégie de développement durable.

Comment imaginez-vous la supply chain du futur ?

Le développement notamment du e-commerce nous impose d’avoir plus de flexibilité sur nos lignes de production et dans l’ensemble de notre chaîne logistique. La multiplication des circuits de distribution se traduit par une diversification des besoins en termes de formats, de délais de livraison ou de quantité. A l’heure actuelle, nous sommes déjà très performants puisque nous parcourons, en moyenne, 275 kilomètres entre nos centres de production et les entrepôts de nos clients, mais nous sommes en permanence à la chasse aux kilomètres.

La supply chain du futur passe par plus de digitalisation. Nous devons améliorer notre capacité à gérer la donnée en temps réel aussi bien en interne qu’avec nos clients. Nous travaillons déjà à décloisonner l’information entre nos équipes, mais ce travail doit être étendu à notre relation client notamment avec l’amélioration de la préconisation de commande et l’optimisation des stocks et du transport.

Avec d’autres grands groupes de l’agroalimentaire, Coca-Cola s’est engagé a augmenté la quantité de PET recyclé dans ses bouteilles. Qu’est-ce que cela implique pour la chaîne logistique ?

Depuis 10 ans, nous avons réduit de 19 000 tonnes la quantité de plastique vierge que nous mettons dans nos bouteilles. Rien qu’en 2019, nous misons sur une réduction de 5 000 tonnes de notre utilisation de plastique par rapport à 2018. Cela est possible grâce à l’intégration de films recyclés dans nos emballages, à l’allègement de certains formats… En ce qui concerne le PET, notre objectif est d’intégrer, d’ici à 2025, un minimum de 50% de PET recyclé dans nos bouteilles plastiques. Aujourd’hui, nous sommes à 30% en moyenne. Pour atteindre cet objectif, notre stratégie est d’aller plus vite sur certains formats, dès cette année.

Adeline Haverland Cheffe de rubrique Agroalimentaire, agro-industrie et luxe
Adeline Haverland

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER Agroalimentaire
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

Trophée

TROPHÉES DES USINES 2021

100% digital , live et replay - 27 mai 2021

Gestion industrielle et Production

Déposez votre dossier avant le 5 mars pour concourir aux trophées des usines 2021

Conférence

MATINÉE INDUSTRIE DU FUTUR

100% digital , live et replay - 27 mai 2021

Gestion industrielle et Production

Comment rebondir après la crise 2020 et créer des opportunités pour vos usines

Formation

Espace de travail et bien-être des salariés

Classe virtuelle - 01 juin 2021

Services Généraux

Optimiser l’aménagement du bureau

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS