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L'Usine Auto

La success story de Montupet

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Publié le

Concepteur et fabricant de pièces de fonderie implanté à Clichy (Hauts-de-Seine), Montupet est le leader mondial de la culasse pour le

S’investir dans un codéveloppement sans visibilité sur la suite est un risque.
secteur automobile. Une position atteinte grâce à un revirement stratégique après un difficile début des années 1980. Montupet recentre alors le très large spectre de ses activités autour de la culasse, qui représente aujourd’hui 83% de son chiffre d’affaires, soit 400 millions d’euros en 2012. À partir de 1986, l’entreprise s’installe au Québec, puis en Espagne, construit une usine à Belfast (Irlande) et s’établit au Mexique et en Bulgarie. Un développement international qui a fait grimper son effectif, passé de 400 salariés dans les années 1980, à 3 100, dont 900 en France.

La conception d’un nouveau moteur suppose le développement d’une culasse parfaitement adaptée. Avec les constructeurs, Montupet codéveloppe des nouveaux modèles, dont elle finance une partie. Cette phase clé peut s’étaler sur une durée de trois ans. La culasse, dont la précision et la solidité conditionnent la performance du moteur, étant une pièce extrêmement complexe à réaliser et susceptible d’innovation, comme, par exemple, l’intégration de conduits servant à l’évacuation directe des gaz d’échappement.

Un investissement qui n’est pas sans risque, car les services achats organisent une mise en concurrence au moment du démarrage de la série. Montupet n’a donc aucune certitude d’être choisie pour la fabrication qui lui assurerait dix ans de travail. Pour mettre toutes les chances de son côté, il est indispensable que le point de vue des services techniques du constructeur avec lesquels il a collaboré soit bien pris en compte par les services achats. Pour une entreprise innovante, s’investir dans un codéveloppement sans visibilité sur la suite représente un risque dissuasif. Elle peut néanmoins le réduire grâce à une parfaite compréhension des modes d’interaction entre les services achats et les équipes techniques. Les grands comptes membres du Pacte PME réfléchissent à aller plus loin en associant les acheteurs en amont, dès la décision de lancement du codéveloppement. 

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