La subvention de 1,2 million d'euros à Aubert et Duval fait polémique

Le conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes a voté, lors de sa toute première assemblée plénière, une aide financière de 1,2 million d'euros destinée à l'entreprise Aubert et Duval. Mais la pilule passe mal.

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La subvention de 1,2 million d'euros à Aubert et Duval fait polémique


Crédit D.R. - Aubert et Duval Les Ancizes.

Première séance plénière et première polémique pour le tout nouveau conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes. L'assemblée a voté, jeudi 28 janvier, une aide financière de 1,2 million d'euros destinée à l'entreprise Aubert et Duval pour implanter sur son site des Ancizes (Puy-de-Dôme) une nouvelle unité de production.

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Ce géant de la métallurgie, filiale du groupe Eramet, va prochainement lancer en Auvergne un site fabrication de poudres métalliques de "super alliages" en impression 3D, à destination des marchés de l'industrie aéronautique et des technologies de l'impression de métal en trois dimensions. Le montant total de l'investissement est estimé à 15 millions d'euros.

"Pas notre choix"

Si les élus régionaux ont voté majoritairement cette aide non négligeable, une partie de l'opposition fulmine contre Laurent Wauquiez, nouveau président (LR) de région. A l'instar de Catherine Fromage, conseillère régionale communiste, élue sur une liste de rassemblement de la gauche (derrière le socialiste Jean-Jack Queryranne). "Ce n’est pas à la région de participer à l’investissement de ce grand groupe du CAC40. Ce n'est pas notre choix."

D’autres conseillers comme Andrea Kotarac (Front de gauche) rejoints par les écologistes et par le Front National ont fait savoir à leur tour que des entreprises régionales mériteraient au moins autant de soutien, à l'image de STMicroelectronics, une société implantée en partie en Isère, lourdement touchée par un plan de suppression d’emplois.

Mieux qu'en Pologne

De son côté, le PS approuve ce projet, monté sous l'ère René Souchon, ex-président (PS) de la région Auvergne, même si Alain Bussière, conseiller régional du Puy-de-Dôme, aurait préféré une "avance remboursable" plutôt que de la subvention directe faite "sans condition".

Laurent Wauquiez a, de nouveau, justifié son choix, arguant qu'il préférait voir cette entreprise s'installer dans la région plutôt qu'ailleurs. "Je n’ai pas envie que cette technologie parte en Pologne, par exemple", a-t-il argumenté, tout en assurant "qu’un cahier des charges serait imposé à Aubert et Duval, demandant notamment à l’entreprise de travailler en priorité avec des prestataires de la région".

Le projet de 15 millions d'euros, baptisé par Aubert et Duval "Cap Alliage", sera implanté aux Ancizes (Puy-de-Dôme) et devrait permettre l'embauche d'une quinzaine de personnes.

L’entreprise a affiché en 2014 un chiffre d’affaires d'environ 800 millions d'euros. Elle compte 4 000 salariés en France, dont 1 400 aux Ancizes.

Geneviève Colonna d'Itsria

GENEVIÈVE COLONNA D'ISTRIA

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