La sous-traitance au ralenti depuis juillet 2014

Même constat qu’en 2013 pour la sous-traitance en France. Après un premier semestre positif, l’activité s’est ralentie depuis cet été et les représentants des principales organisations professionnelles n’entrevoient pas de retournement de situation. A deux mois du salon Midest, qui se tiendra à Paris du 4 au 7 novembre, difficile de savoir si le bilan 2014 sera négatif, comme l’an dernier.

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La sous-traitance au ralenti depuis juillet 2014

Six mois dans le vert et six mois dans le rouge. C’est le schéma qu’a connu le secteur de la sous-traitance française en 2013 et qui devrait se répéter en 2014. Les chiffres de la sous-traitance en 2013 sont en recul par rapport à 2012, comme annoncé en mai dernier, avec un bilan négatif pour tous les secteurs ou presque.

"Tout s’est joué sur les derniers mois, la faute à second semestre calamiteux", analyse Daniel Coué, l’économiste du Midest, le salon de la sous-traitance qui se tiendra du 4 au 7 novembre au Parc des Expositions de Paris Nord-Villepinte.

2014 semble suivre la même tendance. En effet, d’après Edouard Serruys, président de la branche sous-traitance de la Fédération des industries mécaniques (FIM), l’année a démarré sur une note positive. "L’activité au premier semestre 2014 a enregistré une progression de 1,8 % par rapport au premier semestre 2013, qui était déjà une période de forte activité", a-t-il constaté. Mais après six mois de relance, les perspectives ne sont pas roses pour les mois à venir. "L’activité s’est ralentie depuis juillet, et la tendance devrait même s’amplifier sur la fin de l’année", estime Jérôme Frantz, le président de la FIM.

Un bilan 2014 encore incertain

Mais le PDG de la PME Frantz Electrolyse voit le verre à moitié plein. "Beaucoup d’entreprises ont prévu cette baisse et s’organisent afin de conserver leurs marges, c’est pourquoi nous pensons pouvoir atteindre notre objectif, à savoir une rentabilité moyenne de 3 % sur l’année", indique-t-il.

Même discours optimiste pour Daniel Coué. "Les marchés européens ne sont pas très porteurs mais le marché mondial est en croissance, et la parité euro-dollar continue de descendre, ce qui favorise les exportations. Les perspectives sont donc plutôt positives", juge l’économiste.

Au final, si l’activité en 2014 semble reproduire le même schéma que 2013, impossible de savoir si cette année se terminera sur une note positive ou négative. "Comme en 2013, l’année se jouera sur les derniers mois ", considère Daniel Coué.

Frédéric Parisot

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