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L'Usine de l'Energie

La sortie de BNP Paribas des pétroles non conventionnels ne devrait pas trop lui coûter

Myrtille Delamarche , ,

Publié le

Analyse BNP Paribas a annoncé le 11 octobre sa décision de ne plus financer les pétroles et gaz de schiste, ainsi que les pétroles tirés des sables bitumineux. La banque française s’était déjà désengagée de plusieurs projets sur le continent américain, où se concentrent ces projets.

La sortie de BNP Paribas des pétroles non conventionnels ne devrait pas trop lui coûter © CC Reinhardhauke

Alors qu’elle avait traîné à sortir des projets charbon, s’attirant les foudres des ONG, la banque française BNP Paribas a pris de l’avance, cette fois, en annonçant le 11 octobre sa décision de ne plus financer de projets dans les hydrocarbures non conventionnels. Une décision saluée par les Amis de la Terre, qui enjoignent ses concurrentes à en faire autant. La banque française est la première au monde à prendre une décision aussi radicale, comprenant tant l’extraction que la logistique en aval, comme les projets de gazoducs pour l’exportation du GNL.

Ceci dit, la majorité de ces projets sont situés sur le continent américain (Etats-Unis pour les gaz de schiste et Canada pour les sables bitumineux). Un continent où BNP Paribas est un peu en délicatesse. La banque vient d’écoper successivement de deux amendes de la FED – 350 millions de dollars en mai et 246 millions de dollars en juillet – pour des soupçons de manipulation des taux de change par ses traders, qui communiquaient avec leurs concurrents. Ce, après une amende record de près de 9 milliards de dollars infligée en 2014 par les régulateurs américains, pour des "insuffisances" dans son dispositif de lutte contre le blanchiment.

Plusieurs projets déjà abandonnés

Son retrait, avant même cette annonce, du projet très controversé de Dakota Access Pipeline était motivé par une très forte mobilisation de la société civile contre le projet, porteuse d’un risque d’image pour la banque, tout comme les projets d’exploration-production dans l’Arctique, qui soulèvent de nombreuses protestations et auxquels la banque renonce également. Et BNP Paribas avait déjà renoncé, début 2016, à son activité de financement adossé à des réserves d’hydrocarbures (Reserve based lending).

Dans une tribune sur LinkedIn, le directeur général de BNP Paribas Laurent Bonnafé défend cette décision comme une nouvelle feuille de route pour sa banque. "Mon point de vue de banquier, mais aussi d’ingénieur de formation, est que la transition énergétique est aujourd’hui l’autre nom du développement économique", écrit-il. "Notre feuille de route est claire. Elle est inscrite dans l’Accord de Paris qui précise, dans son article 2, le rôle du secteur financier : il convient de rendre « les flux financiers compatibles avec un profil d’évolution vers un développement à faible émission de gaz à effet de serre et résilient aux changements climatiques. » Nous savons que notre civilisation ne progressera qu’en réformant rapidement et vigoureusement son modèle énergétique."

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