La sonde israélienne Beresheet s’est écrasée sur la lune

La sonde israélienne Beresheet s’est écrasée sur la lune jeudi 11 avril dans l’après-midi, après sept semaines de voyage dans l’espace. Elle échoue à faire de l’état hébreu le quatrième pays à laisser sa trace sur la surface lunaire, mais reste la première initiative privée à s'approcher si près de cet objectif.

 

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La sonde israélienne Beresheet s’est écrasée sur la lune
Une des dernières images de la sonde Beresheet avant qu'elle ne s'écrase sur la lune, le jeudi 11 avril.

"Les moteurs principaux supposés ralentir la descente de la sonde se sont éteints cinq minutes avant l’alunissage. On a réussi à les rallumer, mais on a ensuite perdu contact avec la sonde." Ces mots sont ceux d’Opher Doron, ingénieur d’Israeli Aerospace Industries (IAI), dans un direct diffusé depuis une tour de contrôle le 12 avril. La veille, la sonde israélienne Beresheet ("au commencement" ou "Genèse" en hébreu) conçue par SpaceIL et IAI s’est écrasée sur la surface lunaire à la dernière minute, échouant à alunir sans dommage.

Israël espérait avec cet alunissage devenir le quatrième pays après la Russie, les Etats-Unis et la Chine à se poser avec succès sur la surface lunaire.

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Une araignée à 5 pattes

Lancée le 22 février depuis la base américaine de Cap Canaveral (Floride), Beresheet devait alunir après avoir passé sept semaines dans l’espace et parcouru quelque 6,5 millions de kilomètres à une vitesse maximale de 10 kilomètres par seconde (36 000 km/h), selon les principaux partenaires de l’expérience.

La sonde de 585 kg avait la forme d’une énorme araignée à 5 pattes. Elle contenait, outre des instruments pour mesurer le champ magnétique lunaire, des disques numériques avec des dessins d’enfants, des chansons, des images et des symboles israéliens, ainsi que le témoignage d’un rescapé de la Shoah et une Bible.

Avant de s’écraser, Beresheet a eu le temps de prendre des photos de la lune ainsi qu’un "selfie" avec la lune et le drapeau israélien frappé de la devise "small country, big dreams" (petit pays, grands rêves").

Un projet international

Tout a commencé en 2010 lorsque l’entreprise non lucrative SpaceIL s’est lancée dans le concours américain Google Lunar X Prize. A la clef, le vainqueur remporterait 20 millions de dollars pour financer la première équipe privée à faire alunir un robot, et 10 millions de dollars supplémentaires pour divers exploits techniques. Si personne n’a remporté le concours, SpaceIL s’est associée à IAI, un des plus importants acteurs de la défense israélienne, pour poursuivre ses recherches.

Le patron de SpaceIL et philanthrope Morris Khan a contribué personnellement à hauteur de 40 millions de dollars au budget de la mission, d’un montant total de 100 millions de dollars.

L'Agence spatiale américaine, la Nasa, a mis à disposition son Deep Space Network pour renvoyer sur Terre les données récoltées par Beresheet et a installé un rétro-réflecteur laser sur la sonde afin de tester son utilisation pour la navigation spatiale. Beresheet a été propulsé par une fusée Falcon 9 conçue par la firme américaine SpaceX, fondée par l’entrepreneur Elon Musk.

Après l’annonce de cet échec, le premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré : "Si vous ne réussissez pas la première fois, vous réessayez" et s’est dit très fier du travail accompli. L’homme politique a également indiqué qu’il envisageait de développer un programme spatial national.

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