La Société générale s'attend à des turbulences jusqu'en novembre

PARIS (Reuters) - Le PDG de la Société générale Frédéric Oudéa s'attend à des turbulences jusqu'en novembre pour le titre de la banque, qui a perdu près de la moitié de sa valeur depuis le début de l'année.

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Les marchés jugent l'établissement en danger car il est notamment exposé aux risques de solvabilité sur les dettes des Etats européens.

"La nervosité autour des valeurs bancaires peut durer au moins jusqu'à la publication des résultats du troisième trimestre, fin octobre, début novembre", dit Frédéric Oudéa dans un entretien au Journal du dimanche.

"Nous aurons alors l'occasion de communiquer au marché que la banque n'a pas de problèmes de liquidités, que son activité est saine et que ses capacités d'investissement sont intactes", ajoute-t-il.

Il assure que son établissement ne risque pas d'OPA. "Je ne vois aucun mouvement stratégique se profiler. A mon sens, il ne se passera rien dans l'Europe bancaire s'il ne se passe rien dans l'Europe tout court", dit-il.

La zone a besoin de plus de convergence, dit-il. "Cela ne va pas arriver aussi vite que les marchés le souhaitent. La consolidation du secteur bancaire n'interviendra pas si la situation ne change pas. On ne devrait assister à aucun mouvement avant les deux ou trois ans à venir", ajoute-t-il.

Thierry Lévêque, édité par Jean-Philippe Lefief

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