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La société d’ingénierie Assystem mise sur le digital

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La société d’ingénierie Assystem mise sur le digital © assystem
Assystem est une des principales sociétés d’ingénierie en France. Dans quels domaines intervenez-vous ?
 
Nous intervenons dans le domaine de l’énergie _ principalement le nucléaire _ et des infrastructures _ essentiellement ferroviaires et de défense. Le nucléaire représente 60 % de notre activité. En matière de nucléaire, nous sommes la première société d’ingénierie en Europe, la troisième au niveau mondial. Nos 5700 collaborateurs travaillent pour la plupart en France, mais nous sommes aussi présents au Royaume Uni, en Arabie Saoudite, dans les Emirats Arabes Unis et en Turquie. Nous sommes impliqués dans toutes les phases d’un projet : la conception, la construction, la réalisation, la mise en service, l’exploitation, la réhabilitation, le déménagement, le démantèlement.
 
Vous avez lancé il y a deux ans un vaste programme de digitalisation. Pourquoi ?
 
Tous les projets que nous suivons, quel que soit le domaine, sont extrêmement complexes ; obéissent à des réglementations très strictes en termes de sureté/sécurité ; nécessitent un suivi au long cours. Concrètement, cela se traduit par une documentation (rapports de conception, règles de sécurité, etc.) extrêmement volumineuse. Jusqu’à présent, tous ces documents étaient lus et analysés « à la main », ce qui était extrêmement chronophage et sujet à erreurs d’interprétation. Grâce à la digitalisation, nous avons accès très rapidement à une masse d’informations et nous pouvons faire, via des outils dédiés (traitement du langage naturel, indexation de documents, ontologies, intelligence artificielle), des recherches ciblées dans les documents. Cette analyse de données non structurées est un des grands apports de la digitalisation. 
 
La digitalisation accompagne le développement des technologies BIM…
 
Oui. Aujourd’hui, nous ne travaillons plus sur des plans, mais sur des maquettes. Là aussi, c’est un vrai plus. Grâce à la digitalisation, nous pouvons mieux évaluer les risques, être plus précis. C’est aussi une nouvelle façon de travailler plus collaborative car en combinant les technologies BIM et la réalité virtuelle, les collaborateurs sont plus efficaces et on arrive mieux à appréhender la complexité des infrastructures et notamment les interfaces. On estime le gain de temps à 15 % ! 
 
Le digital représentera 35 % de notre business en 2025
 
La continuité numérique est un autre impératif ?
 
Elle est indispensable à tout projet. Les données de conception sont utiles au moment de la conception, mais aussi de la mise en service, de l’exploitation, etc. Jusqu’à présent, ces données étaient élaborées en silos, par chaque service, chaque entreprise, etc. Grâce à la digitalisation, ces données sont collectées sur une seule et même base. Elles sont intégrées en temps et en heure et tout est mis à jour automatiquement. Cette continuité numérique permet de « designer » l’infrastructure dans son intégrité, de construire son architecture fonctionnelle, puis son architecture logique et enfin d’avoir une architecture physique de l’infrastructure optimale. On parle aujourd’hui d’ingénierie système guidée par les données et les modèles. C’est la pierre angulaire de la transformation digitale de l’ingénierie car elle permet d’avoir une synchronisation des informations, un meilleur suivi des modifications et une minimisation des erreurs de conception. Cette approche ingénierie système guidée par les modèles et les données permet également de pouvoir proposer des scénarii d’exécution de projets et notamment de mettre en évidence de possibles problèmes en avant de phase et de pouvoir les éviter.
 
Concrètement, cela modifie la façon d’exploiter/d’entretenir un bâtiment ? 
 
Oui. Les données de l’exploitation, doublées à celles de la conception, permettent d’optimiser l’usage de l’infrastructure, de prévoir aussi les défaillances éventuelles. En clair, la maintenance se fait quand l’infrastructure en a besoin, et non de manière périodique.  Grâce à la digitalisation, on économise jusqu’à 20 % des coûts d’exploitation grâce à ce concept que l’on appelle la maintenance prédictive. La maintenance prédictive est une combinaison d’expertise métier et d’intelligence artificielle pour mieux prédire « l’état de santé » de l’infrastructure. L’autre aspect important de l’exploitation d’une infrastructure concerne la planification des opérations de maintenance. Cela se traduit par le besoin d’optimiser des dizaines de milliers de taches dont certaines sont couplées entre elles. Nous faisons appel à l’analyse de données et aux dernières évolutions de la recherche opérationnelle pour proposer des scénarii de maintenance optimisés.
 
C’est vrai aussi lorsqu’une infrastructure arrive en fin de vie…
 
C’est la même logique lorsqu’il faut réhabiliter une infrastructure ou la démanteler. On la scanne, on fait une maquette digitale et on fait des tests : on enlève telle partie, tel autre, etc. C’est par exemple très utile dans le cas de démantèlement de centrales nucléaires. Cela évite d’exposer trop longtemps des collaborateurs à des rayonnements radioactifs.
 
Quel bilan tirez-vous de ces deux premières années ?
 
La digitalisation nous a permis de recentrer nos collaborateurs sur leur cœur de métier et de les aider à développer de nouvelles compétences. Ils préfèrent travailler avec ces nouvelles technologies plutôt que de passer des heures à chercher une information dans des milliers de documents ! Nous avons aussi pu améliorer nos process en interne. Enfin, nous sommes à même de proposer de nouveaux services à nos clients et donc d’être plus performants. En particulier, le digital permet aujourd’hui d’automatiser un nombre de plus en plus importants de processus métiers. Cette thématique connue sous l’acronyme « Robotic Process Automation » RPA est déjà présente dans d’autres secteurs économiques et nous la voyons arriver dans l’industrie.
 
Quels sont vos objectifs à terme ?
 
Poursuivre le développement de la digitalisation. Nous avons déjà recruté à cet effet une cinquantaine de personnes ces deux dernières années. Ces embauches vont se poursuivre. Nous nous sommes fixés un objectif : à l’horizon 2025, le digital représentera 35 % de notre business, contre 10 % aujourd’hui. 
 

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