Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

La Société Ardennaise Industrielle à Revin menacée de liquidation

, ,

Publié le

Créée par Selni sur le site de Revin (Ardennes) suite au départ d'Electrolux en 2014 et placée en redressement judiciaire le 3 janvier 2018, la Société Ardennaise Industrielle avec une production à l'arrêt et une trésorerie exsangue est dans une situation de plus en plus critique. Les 181 salariés de l'entreprise craignent une liquidation imminente.

La Société Ardennaise Industrielle à Revin menacée de liquidation © Selni

Les entreprises citées

Daniel Valmann et Stéphane Vermue, les administrateurs judiciaires nommés par le tribunal de commerce de Compiègne (Oise), le 3 janvier 2018, suite à la mise en redressement judiciaire de la Société Ardennaise Industrielle à Revin (Ardennes), ont lancé un appel d'offres visant à trouver d'ici le 9 février une solution de reprise de l’entreprise par voie de cession ou l'aide d'un partenaire qui pourrait s'associer au groupe nivernais Selni afin d'assurer la pérennité de l'usine.

Devant un avenir qui s’inscrit de plus en plus en pointillés, les 181 salariés encore en place dans cette PME sont de plus en plus inquiets du manque de trésorerie, de la non maîtrise du process de fabrication des moteurs et du silence d'Electrolux, leur client privilégié qui n'honore plus ses commandes. Ils craignent donc purement et simplement la liquidation de leur outil de travail dans un avenir très proche.

Production à l'arrêt depuis juillet

Le plan de continuation que Philippe Vidal, le PDG du groupe Selni, doit présenter devant la juridiction consulaire compiégnoise, le 14 février, tourne autour de trois axes.

Primo, obtenir d'Electrolux la confirmation des quantités de production contractualisées en 2014 lors de la cession du site revinois à Selni par le géant de l'électroménager. A l'époque, la société Ardennaise Industrielle avait la garantie de fabriquer 7,2 millions de moteurs électriques pour les machines à laver du fabricant suédois durant sept ans. Un plan qui n'est pas respecté.

Secondo et seulement si Electrolux respecte cet accord, Selni s'engage à investir 1,7 million d'euros en 2018 dans l'exploitation de l'usine revinoise.

Tertio, la S.A.I. a sollicité la Direccte pour la mise en place d'une mesure de chômage partiel en janvier, février et mars 2018 pour 60 des 181 salariés de l'effectif actuel.

Depuis septembre 2016, et à cause de difficultés techniques liées au non fonctionnement de trois équipements - la station d'imprégnation, la machine de pierrage et le testeur de vibration - la PME s'est contentée de sortir 55 000 pièces sur la ligne de production mise en place par Electrolux.

Depuis juillet, la production est à l'arrêt et le chiffre d'affaire de l'entreprise a été proche de zéro en 2017.

Pascal Remy

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle