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Quotidien des Usines

La Société Ardennaise Industrielle à Revin en redressement judiciaire

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Créée le 30 juin 2014 par le groupe Selni suite au départ du groupe Electrolux de Revin (Ardennes), la Société Ardennaise Industrielle a été placée en redressement judiciaire le 3 janvier 2018 par le tribunal de commerce de Compiègne (Oise).

La Société Ardennaise Industrielle à Revin en redressement judiciaire © Selni

C'est le dossier social le plus chaud de ce début d'année 2018 dans les Ardennes. La Société Ardennaise Industrielle (S.A.I.) fondée il y a trois ans et demi à Revin (Ardennes) par le groupe nivernais Selni pour pallier, en partie, le départ du groupe Electrolux a été mise en redressement judiciaire le 3 janvier 2018 par le tribunal de commerce de Compiègne (Oise).

Le projet de réindustrialisation du site revinois mis en place au moment où Electrolux a décidé de délocaliser en Pologne la fabrication de machines à laver jusqu'alors produites dans les Ardennes a donc du plomb dans l'aile, l'entreprise n'étant jamais arrivée à monter en production et à assumer la reconversion du site. Car si Electrolux, comme il s'y était engagé, a investi plus de 15 millions d'euros dans la construction de deux nouvelles lignes de production afin de faciliter le lancement de la Société Ardennaise Industrielle, la chaîne installée pour la construction durant huit ans de 7,2 millions de moteurs électriques pour les machines à laver du groupe suédois a connu de nombreux ratés : pannes à répétitions, soucis techniques sur diverses parties de la ligne, testeur automatique défaillant...

Un plan de continuation

Depuis l'assemblage des machines en septembre 2017, Selni n'a jamais été en mesure de soutenir la cadence de production initialement programmée (100 000 moteurs par mois) et fournir son client privilégié selon les exigences formulées par le cahier des charges. Et dans l'attente de la résolution de ces problèmes, plus rien ne sort des ateliers de la S.A.I. Alors que la seconde chaîne appelée à concevoir 1,2 million de moteurs tubulaires BDLC (Brushless direct current) destinés à des volets roulants n'a pour sa part toujours pas pris son envol.

Dans une commune où le taux de chômage dépasse la barre des 25 %, les 181 salariés sont donc suspendus au plan de continuation que Philippe Vidal, PDG de Selni, et l'administrateur judiciaire, nommé au chevet de l'entreprise, vont ficeler durant la période d'observation fixée par la juridiction consulaire compiégnoise pour assurer la pérennité de l'activité et de l'emploi. D'ici là, la S.A.I. est en sursis très précaire. En janvier, 100 des 181 salariés ont été mis en chômage partiel.

Pascal Remy

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