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 La SNCM veut finalement commander des navires

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Volte-face du conseil de surveillance de la Société nationale maritime Corse Méditerranée. Le 25 février, il votait contre la commande de nouveaux navires. Le 7 mars, il s'est prononcé en faveur de l’achat de quatre bâtiments. Mais la question du financement n’est pas encore réglée.

 La SNCM veut finalement commander des navires

Le feuilleton n’est pas vraiment terminé, mais l’épilogue semble en vue. Vendredi 7 mars, le conseil de surveillance de la SNCM (Société nationale maritime Corse Méditerranée) s’est prononcé en faveur de la commande de quatre navires en signant une lettre d’intention d’achat. Transdev, qui dispose de 66% du capital, a donc changé son fusil d’épaule, ou bien trouvé une porte de sortie. Le 25 février, cette filiale de Veolia Environnement avait voté contre une commande de deux navires, quand les représentants de l’Etat (25% du capital) s’abstenaient.

Deux jours plus tard, lors de la présentation des résultats annuels de Veolia Environnement, son PDG Antoine Frérot affirmait : "C’est la dernière année que la SNCM pèse sur nos comptes." Quant aux documents présentant les résultats 2013 de Veolia, ils indiquaient : "Transdev et Veolia n’apporteront plus aucun financement pour soutenir la SNCM dont le plan de redressement n’est pas crédible." Il était même ajouté : "Transdev est prêt à céder sa participation de 66% dans la SNCM pour un prix symbolique et à abandonner ses créances sur la SNCM pour en faciliter la reprise."

Modernisation de la flotte

L’Etat n’a donc pas lâché une entreprise en déficit chronique qui doit rembourser 440 millions d’euros d’aide dont elle a indûment bénéficié selon Bruxelles. L’hypothèse du dépôt de bilan a été écartée, au profit d’une solution "par le haut". Une meilleure productivité est attendue avec une réduction des effectifs et la modernisation de la flotte. Encore faut-il pour ce dernier point que le prochain conseil de surveillance, prévu le 18 mars, donne pouvoir au président du directoire de signer la lettre d’intention d’achat des quatre navires. On devait alors connaître le nom du chantier choisi, STX France ou l’italien Fincantieri. Selon les règles européennes, tous deux sont à égalité de chance…

La question du financement, elle, n’est pas réglée. Comment l’entreprise va-t-elle financer des navires à 170 millions d’euros pièce, quand elle a perdu 40 millions d’euros en 2013 pour un chiffre d’affaires d’environ 300 millions ?

Patrice Desmedt

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