La SNCF traverse la crise sans dérailler

L’opérateur historique vient de publier ses résultats 2012. La plupart des voyants sont au vert, excepté pour la branche SNCF Geodis.

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La SNCF traverse la crise sans dérailler

Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF, vient de dresser un bilan positif des activités de son groupe en 2012. Le chiffre d’affaires a atteint un sommet avec 33,8 milliards d’euros, en croissance de 3 %, avec une marge opérationnelle de 3 milliards d’euros et un résultat net de 383 millions d’euros (125 millions en 2011). "C’est mieux qu’en 2011 et mieux que prévu." C’est notamment mieux sur la dette qui a baissé d’un milliard d’euros, essentiellement grâce à une opération de cession de créances. Fin 2012, elle s’élevait à 7,3 milliards d’euros.

Le patron de la SNCF refuse pourtant "tout triomphalisme". Il avance trois raisons : une qualité de service insuffisante, notamment avec "le mur de travaux qui est devant nous" ; le transport de voyageurs est en faible croissance, car il commence à être impacté par la récession ; toutes les autorités publiques cherchent à faire des économies, y compris dans les transports publics.

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Les résultats varient selon les branches avec une baisse du chiffre d’affaires de 1,6 % pour SNCF Geodis, première activité touchée par la crise de l’industrie, alors qu’elle progresse de 6,4 % pour SNCF Infra et de 3,8 % pour SNCF Proximités. SNCF Voyages (TGV) ne croît que de 2,5 %. Pour les trains à grande vitesse, le trafic a baissé de 0,5 % en France, mais progressé de 3,9 % pour les TGV en Europe.

Des résultats qui permettront de verser 208 millions d’euros à l’État au titre des dividendes (30 % du résultat net récurrent). Pour 2013, la SNCF devrait battre son record d’investissements, autour de 2,5 milliards d’euros et alors que Guillaume Pepy devrait être très prochainement reconduit pour un nouveau quinquennat, il dresse son propre bilan en évoquant "une entreprise plus robuste, 16 milliards d’euros d’investissements, dont 10 milliards pour le matériel roulant". De quoi réjouir l’industrie ferroviaire.

Olivier Cognasse

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